"La Russie a proposé de commencer un tel dialogue à Moscou, compte-tenu des réticences de l'opposition (des représentants de l'opposition à l'étranger, ndlr) à se rendre en Syrie, et du caractère inacceptable pour le pouvoir d'organiser la réunion au Caire sous l'égide de la Ligue arabe", a déclaré M. Bogdanov dans cet entretien.
"Dans notre logique, toutes les questions doivent et peuvent être soulevées au cours d'un large dialogue national entre les Syriens eux-mêmes. Et nous nous félicitons du fait que cette tâche est inscrite avec précision dans les six points du plan de Kofi Annan entériné par le Conseil de sécurité de l'ONU" a-t-il ajouté, dans cet entretien à paraître dans la revue russe VIP-Premier.
"Bachar al-Assad a chargé un responsable politique important - le vice-président Farouk al-Chareh - de mener ce dialogue", a-t-il dit.
"Les délégués de différents groupes d'opposition devaient se retrouver les 16-17 mai au Caire pour se mettre d'accord sur un programme commun et régler des questions d'organisation. Mais le forum est reporté à une date indéterminée, notamment à la demande du Conseil national syrien", a rappelé M. Bogdanov.
La Russie, principal soutien jusqu'à présent du régime syrien, a mis son veto à deux reprises à des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui condamnaient la répression sanglante en cours depuis plus d'un an en Syrie d'un mouvement de contestation.
Moscou maintient que la seule issue possible est un "dialogue" entre Syriens, et accuse régulièrement l'opposition radicale et ses soutiens étrangers de chercher à faire capoter le plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir