Chadi Mawlaoui embrassant son fils.
Prenant la parole, le jeune homme a indiqué : « J’ai été arrêté parce que j’aide des réfugiés syriens. J’ai été interrogé sous la torture et la pression psychologique. Mon arrestation est purement politique parce que je soutiens la révolution syrienne. Ma libération me donne un peu de confiance dans la justice libanaise. »
De son côté, Ahmad Safadi a fait valoir que « la libération de Chadi Mawlaoui redonnait du poids à Tripoli et à ses représentants ». Le salafiste s’est ensuite rendu à la résidence du Premier ministre, Nagib Mikati, puis au quartier de Kobbé où il possède un magasin.
À Tripoli, dès la libération de Mawlaoui, des feux d’artifice ont été tirés en plein jour. La liesse régnait sur la place Abdel Hamid Karamé où des tentes avaient été dressées en guise de pression afin qu’il soit libéré. Elles ont été aussitôt démontées à l’exception d’une seule pour rappeler au gouvernement le dossier des islamistes qui sont toujours sous les verrous.
Arrivé à son domicile, Chadi Mawlaoui a affirmé dans un entretien à la chaîne LBC que le jour de son arrestation il avait reçu un coup de fil d’un individu lui demandant de se rendre à la Fondation Safadi pour qu’il reçoive une aide à l’intention de sa fille. C’est à ce
moment-là qu’il a été arrêté par six individus.
« Plus tard je me suis rendu compte que les services de renseignements sont entrés sur ma page Facebook, mais qu’ils n’ont rien pu trouver de compromettant, même si j’ai été accusé d’utiliser un langage codé propre à el-Qaëda et que j’ai eu des contacts avec des membres de l’organisation. Or tous mes amis sont de Tripoli et de la région. »
Se penchant sur les conditions de son arrestation, il a ajouté : « Durant 48 heures je n’avais pas le droit de m’asseoir, on ne m’a donné ni à manger ni à boire. J’ai été insulté, je ne répéterai pas publiquement ce qu’on m’a dit pour ne pas jeter de l’huile sur le feu. J’ai été soumis à des pressions psychologiques, ils m’ont menacé d’arrêter mon frère et mon épouse. »
« Je ne serai heureux que quand la révolution en Syrie triomphera et quand les prisonniers islamistes de Roumieh seront libérés », a-t-il poursuivi.
Chadi Mawlaoui a reçu par la suite la visite de cheikh Ahmad al-Assir.
Peu après la libération de Mawlaoui, son avocat, Mohammad Hafez, a indiqué à la presse que le juge d’instruction a interrogé longuement son client sur son éventuelle appartenance terroriste, notamment sa possible affiliation à el-Qaëda. « Le juge s’est basé sur un document tiré de son compte Skype », a-t-il ajouté.
Soulignant qu’il croyait à l’innocence de son client, il a indiqué que « ses conversations sur Skype ne l’inculpent pas. Il se présente sur Internet comme un salafiste libre, c’est un courant qui connaît un franc succès auprès des jeunes de Tripoli ».


C’était quoi le charriot de foin qui l’a ramené à ce triste bercail d'avoine ! Un 4x4 genre celui des "fakîhdiots Noirauds", ou un simple "Tombor" américain "style safadî"… ya hassirtî !
08 h 37, le 23 mai 2012