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Liban - Justice

Relâché hier, Mawlaoui accueilli en héros à Tripoli

Le salafiste s’est rendu à Tripoli à bord de la voiture du ministre des Finances Mohammad Safadi.

Chadi Mawlaoui embrassant son fils.

Après avoir été libéré contre une caution de 500 000 LL et aussitôt après son arrivée à Tripoli, Chadi Mawlaoui s’est rendu à la Fondation Safadi où il avait été arrêté onze jours auparavant. Il a été accueilli par Ahmad Safadi, neveu du ministre et directeur du bureau de la fondation.
Prenant la parole, le jeune homme a indiqué : « J’ai été arrêté parce que j’aide des réfugiés syriens. J’ai été interrogé sous la torture et la pression psychologique. Mon arrestation est purement politique parce que je soutiens la révolution syrienne. Ma libération me donne un peu de confiance dans la justice libanaise. »
De son côté, Ahmad Safadi a fait valoir que « la libération de Chadi Mawlaoui redonnait du poids à Tripoli et à ses représentants ». Le salafiste s’est ensuite rendu à la résidence du Premier ministre, Nagib Mikati, puis au quartier de Kobbé où il possède un magasin.
À Tripoli, dès la libération de Mawlaoui, des feux d’artifice ont été tirés en plein jour. La liesse régnait sur la place Abdel Hamid Karamé où des tentes avaient été dressées en guise de pression afin qu’il soit libéré. Elles ont été aussitôt démontées à l’exception d’une seule pour rappeler au gouvernement le dossier des islamistes qui sont toujours sous les verrous.
Arrivé à son domicile, Chadi Mawlaoui a affirmé dans un entretien à la chaîne LBC que le jour de son arrestation il avait reçu un coup de fil d’un individu lui demandant de se rendre à la Fondation Safadi pour qu’il reçoive une aide à l’intention de sa fille. C’est à ce
moment-là qu’il a été arrêté par six individus.
« Plus tard je me suis rendu compte que les services de renseignements sont entrés sur ma page Facebook, mais qu’ils n’ont rien pu trouver de compromettant, même si j’ai été accusé d’utiliser un langage codé propre à el-Qaëda et que j’ai eu des contacts avec des membres de l’organisation. Or tous mes amis sont de Tripoli et de la région. »
Se penchant sur les conditions de son arrestation, il a ajouté : « Durant 48 heures je n’avais pas le droit de m’asseoir, on ne m’a donné ni à manger ni à boire. J’ai été insulté, je ne répéterai pas publiquement ce qu’on m’a dit pour ne pas jeter de l’huile sur le feu. J’ai été soumis à des pressions psychologiques, ils m’ont menacé d’arrêter mon frère et mon épouse. »
« Je ne serai heureux que quand la révolution en Syrie triomphera et quand les prisonniers islamistes de Roumieh seront libérés », a-t-il poursuivi.
Chadi Mawlaoui a reçu par la suite la visite de cheikh Ahmad al-Assir.
Peu après la libération de Mawlaoui, son avocat, Mohammad Hafez, a indiqué à la presse que le juge d’instruction a interrogé longuement son client sur son éventuelle appartenance terroriste, notamment sa possible affiliation à el-Qaëda. « Le juge s’est basé sur un document tiré de son compte Skype », a-t-il ajouté.
Soulignant qu’il croyait à l’innocence de son client, il a indiqué que « ses conversations sur Skype ne l’inculpent pas. Il se présente sur Internet comme un salafiste libre, c’est un courant qui connaît un franc succès auprès des jeunes de Tripoli ».
Après avoir été libéré contre une caution de 500 000 LL et aussitôt après son arrivée à Tripoli, Chadi Mawlaoui s’est rendu à la Fondation Safadi où il avait été arrêté onze jours auparavant. Il a été accueilli par Ahmad Safadi, neveu du ministre et directeur du bureau de la fondation. Prenant la parole, le jeune homme a indiqué : « J’ai été arrêté parce que j’aide des réfugiés syriens. J’ai été interrogé sous la torture et la pression psychologique. Mon arrestation est purement politique parce que je soutiens la révolution syrienne. Ma libération me donne un peu de confiance dans la justice libanaise. » De son côté, Ahmad Safadi a fait valoir que « la libération de Chadi Mawlaoui redonnait du poids à Tripoli et à ses représentants ». Le salafiste s’est ensuite rendu à la résidence...
commentaires (8)

C’était quoi le charriot de foin qui l’a ramené à ce triste bercail d'avoine ! Un 4x4 genre celui des "fakîhdiots Noirauds", ou un simple "Tombor" américain "style safadî"… ya hassirtî !

Antoine-Serge KARAMAOUN

08 h 37, le 23 mai 2012

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Commentaires (8)

  • C’était quoi le charriot de foin qui l’a ramené à ce triste bercail d'avoine ! Un 4x4 genre celui des "fakîhdiots Noirauds", ou un simple "Tombor" américain "style safadî"… ya hassirtî !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 37, le 23 mai 2012

  • Pays vraiment folklorique et surtout tribal , ou tout tribunal est voué à l’ échec si le chef de la tribu ou confession est mécontent . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    08 h 12, le 23 mai 2012

  • Le doute me ronge !

    SAKR LEBNAN

    08 h 01, le 23 mai 2012

  • Lire l'article parut dans le Figaro d'hier (mardi), sur les liens des salafistes de Tripoli avec les rebelles en Syrie : argent, armes, volontaires salafistes. Des français ont été arrêté, car ils voulaient faire la guerre là-bas. Le Figaro n'est pas un journal pro-Assad

    Talaat Dominique

    05 h 26, le 23 mai 2012

  • Bandeau vert...bandeau noir...slogans religieux...accueuil en "héros"(mais çà on a l'habitude,cf un certain accueuil en héros et en force à l'AIB)...eh,bien ,en 40 ans,nous avons fait un grand bond,un très grand bond....en arrière!je dis bien ,nous,et pas "eux"...parceque "eux" c'est nous...ce sont des Libanais,comme nous...Un grand "merci" à nos impoliticiens...bravo,les gars...les Libanais vous disent merci...entre nous,ils préfereraient vous dire adieu,et pour toujours!A propos,çà va?Vos salires de linistres ,de députés et autres prébendes tombent régulièrement?Oui?Ah,vous me rassurez....

    GEDEON Christian

    04 h 04, le 23 mai 2012

  • Laklak äâl gouvernement äâl, ya harâm ! En sus, quelle liesse et quelle Classe car raccompagné et dans la voiture même du Safaddé ; ya hassérté !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    01 h 55, le 23 mai 2012

  • - - Cet épisode n'est pas fini et ne s'arrêtera pas la , on entendra parler de ce nouveau héros Salafiste bientôt puisque son predecesseur et chef spirituel lui a rendu viste apres sa liberation , c'est-ce qu'on appelle une consécration dans le jargon de leur lutte divine .. !! À suivre .

    JABBOUR André

    01 h 41, le 23 mai 2012

  • Je n'ai plus qu'à répéter que l'affaire du salafiste Chadi Mawolaoui semble n'avoir été qu'une grande bavure d'autorités sécuritaires, par excès de zèle envers le régime syrien. Outre les conséquences regrettables, en premier lieu les citoyens victimes qui sont tombés, cette bavure n'a fait que renforcer le salafisme dans le pays. Un chaos !

    Halim Abou Chacra

    22 h 56, le 22 mai 2012

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