L’ex-agent du KGB, qui revient au Kremlin, a aussitôt prévenu le nouveau cabinet des difficultés qui l’attendaient. « La situation dans laquelle se trouve l’économie mondiale est instable (...). C’est dans ces conditions qu’il vous faudra réaliser le programme de développement de la Russie », a ainsi déclaré M. Poutine, confronté à une vague de contestation sans précédent depuis décembre.
Même si M. Medvedev, qui a échangé le 7 mai ses fonctions avec M. Poutine, a assuré que le gouvernement comprenait trois quarts de nouvelles têtes, le renouvellement apparaît limité en ce qui concerne les postes les plus importants. Ainsi, Igor Chouvalov, un des plus proches alliés de M. Poutine, devient numéro deux du gouvernement et le seul Premier vice-Premier ministre, alors que le précédent cabinet en comptait deux. Il aura la charge de superviser l’ensemble du bloc économico-financier.
Anton Silouanov a lui été reconduit au poste de ministre des Finances, tandis que le ministère du Développement économique revient à Andreï Belooussov, qui en fut déjà vice-ministre. Autre proche de M. Poutine, Sergueï Lavrov a été reconduit au poste de chef de la diplomatie. Anatoli Serdioukov reste lui aussi ministre de la Défense. Les deux hommes se sont régulièrement accrochés avec l’Occident sur des questions de défense régionale.
Sur les sept vice-Premiers ministres, cinq l’étaient déjà dans le précédent gouvernement. Les deux seuls nouveaux venus sont Arkadi Dvorkovitch, conseiller économique du Kremlin du temps de Dmitri Medvedev, et Olga Golodets, qui travaillait ces derniers temps à la mairie de Moscou et sera en charge des questions sociales.
M. Poutine a en revanche remplacé Rachid Nourgaliev au poste de ministre de l’Intérieur par le chef de la police de Moscou, le général Vladimir Kolokoltsev, alors que la police russe est plongée depuis des mois dans un vaste scandale de tortures et mauvais traitements dans les commissariats.
(Source : AFP)

