Les avocats des cinq hommes jugés à Guantanamo pour les attentats du 11 septembre 2001 réclament la convocation comme témoin d'un ancien responsable des interrogatoires de la CIA pour tenter de prouver que leurs clients ont subi des tortures.
Ils demandent que Jose Rodriguez, ancien directeur du service national clandestin de la CIA, soit convoqué à la barre lors d'une prochaine audience du procès, du 12 au 15 juin, dans la prison de Guantanamo.
La décision, rejetée par les procureurs qui invoquent des risques pour la sécurité nationale, doit être tranchée par le président du tribunal militaire chargé de les juger, le colonel James Pohl.
Le Pakistanais Khalid Cheikh Mohammed, qui revendique la paternité des attentats, et ses quatre complices présumés sont passibles de la peine de mort. Tous ont été détenus pendant trois ans dans des prisons secrètes de la CIA avant d'être transférés à Guantanamo en 2006.
Jose Rodriguez, qui a raconté dans un livre intitulé "Hard Measures" avoir détruit des documents vidéo montrant des techniques d'interrogation "brutales" comme la simulation de noyade ("waterboarding"), assure que ces méthodes étaient autorisées à l'époque par le gouvernement et ne constituaient pas des actes de torture.
Il estime que ces techniques ont été cruciales pour vaincre le réseau Al Qaïda, ce que contestent les élus démocrates du Congrès.
Après son accession au pouvoir en 2009, le président Barack Obama a assimilé le "waterboarding" à de la torture et il en a interdit la pratique.
Ils demandent que Jose Rodriguez, ancien directeur du service national clandestin de la CIA, soit convoqué à la barre lors d'une prochaine audience du procès, du 12 au 15 juin, dans la prison de Guantanamo.
La décision, rejetée par les procureurs qui invoquent des risques pour la sécurité nationale, doit être tranchée par le président du tribunal militaire chargé de les juger, le colonel James Pohl.
Le Pakistanais Khalid Cheikh Mohammed, qui revendique la paternité des attentats, et ses quatre complices présumés sont passibles de la peine de mort. Tous ont été détenus pendant...

