Le régime syrien de Bachar el-Assad continue de persécuter les blessés et le personnel médical qui tente de les secourir, a dénoncé mardi Médecins Sans Frontières (MSF), dont certains membres ont réussi à entrer clandestinement dans le pays.
"Depuis des mois, toutes nos tentatives de dialogue avec Damas échouent. Nous avons pris le risque d'y aller de façon clandestine", a expliqué à l'AFP Dounia Dekhili, responsable adjointe des urgences chez MSF.
Des équipes MSF sont parvenues à pénétrer dans les gouvernorats de Homs (centre) et Idlib (nord), théâtres de violences où "les patients et le personnel soignant sont pourchassés et courent le risque d'être arrêtés et torturés", a-t-elle affirmé. "On est dans une situation très particulière en Syrie : aucune aide humanitaire impartiale ne peut être apportée et le harcèlement des blessés et des médecins fait partie de la stratégie policière du régime", a-t-elle insisté.
"D'après les médecins syriens, il est au moins aussi dangereux d'être pris en train de soigner des blessés qu'avec des armes à la main", a expliqué à l'AFP un chirurgien de MSF qui faisait partie du voyage. "Dans un hôpital public, nous avons travaillé tant qu'on a pu pendant trois jours. Puis nous avons dû fuir en 10 minutes en raison d'une attaque jugée imminente", a-t-il fait valoir sous couvert de l'anonymat.
"Les patients opérés quittent l'hôpital et regagnent leur domicile dans des délais invraisemblables, parfois dans l'heure, par peur d'être pris. Nous avons aussi eu des difficultés à opérer. Quasiment toutes les structures de soins ont été détruites", selon un anesthésiste de MSF également parti en Syrie.
"En Syrie, l'intégrité des blessés et du personnel de santé doit être considérée comme une priorité", conclut MSF dans un communiqué, en appelant à "un redoublement des efforts diplomatiques et politiques" en ce sens.
L'appel de MSF intervient alors que l'UE a adopté lundi un nouveau train de sanctions à l'encontre du régime syrien.
Depuis près d'un mois, des observateurs de l'ONU sont déployés en Syrie pour tenter de mettre fin aux violences qui ont fait plus de 12.000 morts en 14 mois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Depuis des mois, toutes nos tentatives de dialogue avec Damas échouent. Nous avons pris le risque d'y aller de façon clandestine", a expliqué à l'AFP Dounia Dekhili, responsable adjointe des urgences chez MSF.
Des équipes MSF sont parvenues à pénétrer dans les gouvernorats de Homs (centre) et Idlib (nord), théâtres de violences où "les patients et le personnel soignant sont pourchassés et courent le risque d'être arrêtés et torturés", a-t-elle affirmé. "On est dans une situation très particulière en Syrie : aucune aide humanitaire impartiale ne peut être...


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir