Dans son éditorial hebdomadaire publié par l’organe du PSP al-Anba’, M. Joumblatt a notamment souligné que « ce qui se passe (à Tripoli) ne saurait être dissocié du fait que l’action de certains services de sécurité est inspirée par le régime syrien en vue de présenter le salafisme comme un mal absolu ». « Les obscurs experts relevant de ces services de sécurité pourraient-ils nous expliquer ce que signifie le salafisme, s’est interrogé M. Joumblatt. Pourquoi cette insistance à vouloir gonfler le danger salafiste ? Le salafisme représente-t-il une seule et unique école de pensée ? Le salafisme prône-t-il l’extrémisme et le fanatisme ? Quelle est l’étendue de sa présence au Liban ? Se limite-t-il uniquement aux musulmans sunnites ? Pourquoi le lier systématiquement au terrorisme ? Est-il limité aux religions ? N’a-t-on pas vu de grands analystes et stratèges et des penseurs de la droite conservatrice ou de la gauche révolutionnaire radicale tomber dans le piège de l’extrémisme, qui est une forme de salafisme et de fanatisme ? »
Et le leader du PSP de poursuivre : « Veut-on insinuer que le Liban s’est transformé en un foyer salafiste afin d’empêcher l’octroi d’une aide aux réfugiés syriens au Liban et dans le but d’arrêter les militants syriens pour les livrer aux autorités syriennes, ce qui serait pour eux fatal ? Pourquoi cette insistance à vouloir importer à tout prix el-Qaëda au Liban ? Veulent-ils l’utiliser (el-Qaëda) comme épouvantail pour faire taire toute voix qui appuie la révolution syrienne et le peule syrien face au crime organisé et quotidien auquel se livre le régime en Syrie ? Il ne reste plus à certaines instances libanaises qu’à chercher un leader pour el-Qaëda afin de lui ouvrir une permanence à Beyrouth dans l’objectif de montrer que leur thèse (sur l’implantation du salafisme) est exacte ? »
« Pourquoi certains pays, certaines forces politiques libanaises et certains services de sécurité libanais s’obstinent-ils à propager la thèse du régime syrien, selon laquelle la solution militaire (en Syrie) est sur le point d’aboutir, a ajouté M. Joumblatt. Pourtant, les développements apportent tous les jours la preuve que le peuple syrien ne fera en aucun cas marche arrière au niveau de ses revendications politiques, quel que soit le prix à payer. Pourquoi ces pays et ces forces politiques qui soutiennent le régime syrien s’obstinent-ils à refuser une solution transitoire, semblable à celle qui a été mise en place au Yémen, afin de sortir la Syrie de la crise, au lieu de rester attachés à la clique au pouvoir, en dépit de tout ce qu’elle a fait en détruisant des villes et des villages, portant le nombre de déplacés à un million, sans compter les dizaines de milliers de réfugiés dans les pays voisins, les dizaines de milliers de disparus et de prisonniers politiques, en plus des milliers de morts et de blessés ? »
En conclusion, le leader du PSP a déploré le manque de coordination entre les services de sécurité libanais. « Peut-on accepter que la décision sécuritaire libanaise soit vidée de son essence, sur base des allégeances politiques diverses, au lieu que les appareils de sécurité soient au service de tous les Libanais, sans exception, a souligné M. Joumblatt. Cela explique-t-il pourquoi les données sur les communications téléphoniques ne sont pas transmises (aux services de sécurité) pour tirer au clair les crimes, des plus petits au plus grand, comme ce fut le cas pour la tentative d’assassinat du leader des Forces libanaises, Samir Geagea .»


Beaucooup de questiion pour une seule reponse: Nous sommes sous dictature Hezbollahi et consors! Ils nous conduisent vers un nouveau 1975.
02 h 43, le 15 mai 2012