Un premier vol affrété par l’Organisation internationale des migrations a décollé hier de l’aéroport international de Khartoum pour Juba avec 160 Sud-Soudanais à bord. Mohammad Nureldin Abdallah/Reuters
Le plan d’évacuation établi par l’OIM prévoyait initialement six vols quotidiens, a expliqué Jill Helke, qui dirige l’organisation au Soudan. Si ce rythme est atteint, le rapatriement devra prendre deux semaines. Il s’agit de rapatrier les 12 000 à 15 000 Sud-Soudanais qui vivaient depuis des mois dans une grande précarité dans le port de Kosti, où ils dépendaient de l’aide internationale. Estimant que ces migrants constituaient une menace pour la sécurité, les autorités locales leur avaient donné jusqu’au 5 mai pour quitter les lieux. L’ultimatum a été repoussé au 20 mai, puis supprimé après l’annonce des plans d’évacuation par l’OIM.
Cette opération a lieu alors que les tensions entre le Soudan et le Soudan du Sud ont atteint leur paroxysme en avril, avec des combats sanglants à la frontière, les deux pays ne parvenant pas à résoudre des questions-clés comme le tracé de la frontière et le partage des revenus pétroliers. Hier, le Parlement soudanais a rejeté l’appel de l’ONU à négocier avec les rebelles qui opèrent sur son territoire et a également interdit aux agences humanitaires d’accéder aux zones contrôlées par la rébellion dans deux États fédérés du sud du pays. Par ailleurs, le président du Bénin et de l’Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a estimé hier qu’il n’a « pas de raison » d’exclure le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, du sommet de l’UA qui aura lieu en juillet au Malawi. Le Malawi a ratifié le statut de Rome, ce qui l’oblige en théorie à arrêter M. el-Béchir en cas de venue sur son territoire.
(Source : agences)


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