Grosse claque pour Merkel en Rhénanie-du-Nord-Westphalie ?
OLJ /
le 12 mai 2012 à 00h20
La chancelière allemande Angela Merkel affronte demain une élection régionale difficile dans un bastion traditionnel de la gauche, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dernier scrutin de l’année avant les législatives prévues dans 16 mois. L’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Mme Merkel est ainsi donnée largement battue par les sociaux-démocrates du SPD. Cette victoire annoncée devrait donner un nouvel élan à la gauche allemande et alimenter le débat sur l’austérité prônée en Europe par l’intraitable chancelière. Cette dernière, face aux appels venus de la gauche européenne, a souligné jeudi qu’elle refusait une « croissance à crédit » qui ne ferait selon elle que ramener les pays de la zone euro « au début de la crise » – une intransigeance sur la politique d’austérité qui pourrait lui coûter cher politiquement face à la lassitude grandissante d’une partie de l’opinion, illustrée par les récentes élections en France, en Grèce et en Italie. La coalition fédérale libérale-conservatrice a déjà essuyé un revers dimanche dernier au Schleswig-Holstein. La Rhénanie-du-Nord-Westphalie, elle, pèse lourd dans la vie politique allemande. Il y a sept ans, la déroute du SPD dans ce Land avait conduit le chancelier de l’époque, Gerhard Schröder, à organiser des élections législatives anticipées qu’il avait perdues, inaugurant ainsi l’ère Merkel. Le scrutin de demain ne devrait pas provoquer une telle onde de choc mais pourrait, pour la première fois depuis longtemps, signaler un fléchissement de la popularité de la chancelière. Une nette victoire du SPD serait considérée par de nombreux observateurs comme un double désaveu pour la chancelière : un rejet non seulement de son parti, mais aussi de la stricte politique de discipline budgétaire dont elle est devenue la grande prêtresse et qu’elle a contribué à imposer à des pays de la zone euro comme la Grèce. Les libéraux du FDP, qui font partie de la coalition gouvernementale mais ont vu leur influence s’effondrer ces derniers mois, n’ont pas exclu de faire alliance avec le SPD et les Verts si ceux-ci n’ont pas de majorité pour gouverner le Land. Si une telle hypothèse est avancée l’an prochain au niveau national, Angela Merkel pourrait perdre la chancellerie. Par ailleurs, la campagne électorale a été marquée par de graves incidents entre la police et des musulmans salafistes, en marge de manifestations d’un groupuscule d’extrême droite qui agitait des caricatures du prophète Mohammad. (Source : agences)
La chancelière allemande Angela Merkel affronte demain une élection régionale difficile dans un bastion traditionnel de la gauche, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dernier scrutin de l’année avant les législatives prévues dans 16 mois. L’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Mme Merkel est ainsi donnée largement battue par les sociaux-démocrates du SPD. Cette victoire annoncée devrait donner un nouvel élan à la gauche allemande et alimenter le débat sur l’austérité prônée en Europe par l’intraitable chancelière. Cette dernière, face aux appels venus de la gauche européenne, a souligné jeudi qu’elle refusait une « croissance à crédit » qui ne ferait selon elle que ramener les pays de la zone euro « au début de la crise » – une intransigeance sur la politique d’austérité qui pourrait lui...
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