Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Grèce

Après Samaras et Tsipras, l’échec attendu de Vénizélos

Le président Papoulias convoquera aujourd’hui les trois formations pour une ultime tentative de formation du gouvernement.

Entre MM. Tsipras et Vénizélos, une poignée de main de circonstance, sans résultats toutefois.John Kolesidis/Reuters

Le dirigeant socialiste grec Evangélos Vénizélos a admis son échec hier soir à former un gouvernement de coalition en Grèce, après avoir essuyé le refus d’Alexis Tsipras, dirigeant du parti de gauche radicale Syriza, de participer à un exécutif prorigueur. « Je vais informer demain (samedi) après-midi le président de la République Carolos Papoulias, et j’espère que lors d’une réunion sous son égide, chaque parti va assumer ses responsabilités », a déclaré M. Vénizélos à l’issue de sa rencontre avec M. Tsipras.
M. Vénizélos remettra aujourd’hui son « mandat exploratoire » au président Papoulias, qui devrait ensuite, selon la Constitution, convoquer une réunion de l’ensemble des partis pour une ultime tentative de formation d’un gouvernement de consensus. Le dirigeant socialiste, dont le parti est arrivé en troisième place lors du scrutin de dimanche dernier, sanctionné pour la politique de rigueur imposée en échange des prêts internationaux destinés à sauver le pays de la faillite, a jeté l’éponge, comme l’avaient fait avant lui M. Tsipras et Antonis Samaras, chef du parti conservateur Nouvelle-Démocratie (ND). Premier parti de Grèce, la droite n’a toutefois pas pu obtenir la majorité avec seulement 18,85 % des voix, soit 108 députés sur les 300 du Parlement. En deuxième place, Syriza a obtenu 16,78 %, soit 52 députés. Selon la Constitution, les trois partis avaient chacun un délai de trois jours pour tenter de nouer des alliances en vue d’un gouvernement de coalition.
M. Vénizélos misait sur la participation du Syriza au gouvernement après l’accord qu’il avait obtenu jeudi de M. Samaras et de Fotis Kouvelis, chef du parti de la gauche radicale, une faction de Syriza, pour un gouvernement de coalition. Mais M. Tsipras a rejeté cette proposition en accusant les trois partis de s’aligner sur la politique de rigueur. « Ce n’est pas le Syriza qui renonce » à participer à un gouvernement des forces prorigueur, mais « c’est le verdict du peuple grec », a dit M. Tsipras, à l’issue de sa rencontre avec M. Vénizélos. « Nous sommes devant une ligne commune de trois partis qui demandent l’application de la politique proaustérité avec un alibi de gauche », a souligné le dirigeant de la gauche radicale.
Plongée dans une crise politique depuis le scrutin, la Grèce inquiète ses partenaires européens et se trouve de nouveau à l’origine de la nervosité des marchés internationaux depuis cinq jours.

(Source : AFP)
Le dirigeant socialiste grec Evangélos Vénizélos a admis son échec hier soir à former un gouvernement de coalition en Grèce, après avoir essuyé le refus d’Alexis Tsipras, dirigeant du parti de gauche radicale Syriza, de participer à un exécutif prorigueur. « Je vais informer demain (samedi) après-midi le président de la République Carolos Papoulias, et j’espère que lors d’une réunion sous son égide, chaque parti va assumer ses responsabilités », a déclaré M. Vénizélos à l’issue de sa rencontre avec M. Tsipras.M. Vénizélos remettra aujourd’hui son « mandat exploratoire » au président Papoulias, qui devrait ensuite, selon la Constitution, convoquer une réunion de l’ensemble des partis pour une ultime tentative de formation d’un gouvernement de consensus. Le dirigeant socialiste, dont le parti...
commentaires (2)

On s'attire la pitié !

SAKR LEBNAN

03 h 10, le 13 mai 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • On s'attire la pitié !

    SAKR LEBNAN

    03 h 10, le 13 mai 2012

  • Les économistes ont trouvé un nouveau produit financier, l'épargne grecque. Il consiste à emprunter une somme avec un engagement de discount lors du remboursement. Cela peut aller de 20 à 80% de la somme initiale, il parait que les banques grecques explosent de demandeur de crédit grecque.Les 3 partis ont approuvé cette mesure de relance économique.

    Jaber Kamel

    12 h 27, le 12 mai 2012

Retour en haut