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Moyen Orient et Monde - Crise

La Grèce entretient le fragile espoir d’un gouvernement

Evangélos Vénizélos a pris le relais pour tenter de former un pouvoir « d’union nationale » proeuropéen.

Evangélos Vénizélos a rencontré Fotis Kouvelis, le chef du parti de gauche Dimar hier. Photo Yorgos Karahalis/Reuters

La Grèce a vu naître une lueur d’espoir sur le terrain politique avec un « premier pas » en vue de la formation possible d’un gouvernement, en plein chaos politique.
Quatre jours après le choc des élections législatives grecques qui ont débouché sur une Chambre sans majorité dominée par les opposants aux plans de rigueur dictés par l’Europe, l’ancien ministre socialiste des Finances Evangélos Vénizélos a pris le relais pour tenter de former un gouvernement « d’union nationale » proeuropéen. M. Vénizélos prend ainsi la suite de ses deux rivaux, le conservateur Antonis Samaras et le leader de la gauche radicale Alexis Tsipras, sortis respectivement premier et deuxième des urnes, mais qui ont échoué à se trouver des majorités pour gouverner.
Après plusieurs jours d’impasse, « nous avons fait un premier pas », s’est donc félicité le dirigeant socialiste hier soir à l’issue d’une rencontre avec Fotis Kouvelis, le chef du petit parti de gauche Dimar. Tout en insistant sur le maintien du pays dans la zone euro, les deux responsables politiques auraient trouvé un terrain d’entente sur la nécessité de réviser les prescriptions du mémorandum, la feuille de route de rigueur dictée au pays par UE et FMI. Toutefois, le plan de réformes et d’austérité convenu entre Athènes et ses créanciers publics n’est « pas négociable » sur le fond, a prévenu hier un haut responsable européen sous couvert d’anonymat.
Également, M. Vénizélos doit rencontrer aujourd’hui à 07h00 GMT le leader de la ND, Antonis Samaras, et tenter à nouveau de rallier la gauche radicale du Syriza, propulsée deuxième parti par son rejet des diktats UE-FMI. Mais il a laissé entendre que la constitution d’un gouvernement devrait de toute façon attendre la convocation par le chef de l’État des chefs des partis parlementaires, dernière étape du processus prévu par la Constitution. Une telle réunion est prévue en cas d’expiration sans résultat du mandat exploratoire confié à M. Vénizélos, qui dispose encore de deux jours. Notre « proposition est la constitution d’un gouvernement d’union nationale des forces proeuropéennes », avait-il déclaré en entamant les discussions, jugeant que « les choses ne sont pas faciles ».
Négociateur de l’effacement d’un tiers de la dette grecque avec les banques du monde entier en début d’année, et infatigable tribun, le patron du Pasok a essuyé, tout comme la Nouvelle Démocratie, une débâcle électorale aux législatives de dimanche pour avoir accepté le plan de sauvetage de l’Europe et du FMI assorti de mesures d’économies en rafale qui ont brutalement abaissé le niveau de vie des Grecs. L’ampleur de la récession qui en a résulté a encore été soulignée hier par la publication du taux de chômage, qui a continué d’augmenter à 21,7 % en février, touchant plus de la moitié des jeunes. En campagne, M. Vénizélos avait déjà plaidé pour un allongement d’un an jusqu’en 2015 du délai donné au pays pour boucler son ajustement budgétaire. Il se fonde désormais sur le rejet massif de l’austérité sonné par les urnes pour infléchir un peu plus son discours vis-à-vis des bailleurs de fonds, même si la chancelière allemande Angela Merkel a déjà fait savoir qu’elle rejetait tout relâchement.
Selon l’analyste Georges Sefertzis, le pays pourrait réussir à se doter d’un exécutif « au moins pour quelques mois dans le but d’éviter l’impasse politique et donner le temps aux forces politiques de se repositionner en Europe et en Grèce ». L’élection en France du socialiste François Hollande a par exemple renforcé les voix qui demandent en Europe un frein à la rigueur pour relâcher la pression sur les peuples du sud de l’Europe et sauver la cohésion de la zone euro. Le président du Parlement européen Martin Schultz s’est par ailleurs invité à Athènes dimanche et lundi.
(Source : AFP)
La Grèce a vu naître une lueur d’espoir sur le terrain politique avec un « premier pas » en vue de la formation possible d’un gouvernement, en plein chaos politique.Quatre jours après le choc des élections législatives grecques qui ont débouché sur une Chambre sans majorité dominée par les opposants aux plans de rigueur dictés par l’Europe, l’ancien ministre socialiste des Finances Evangélos Vénizélos a pris le relais pour tenter de former un gouvernement « d’union nationale » proeuropéen. M. Vénizélos prend ainsi la suite de ses deux rivaux, le conservateur Antonis Samaras et le leader de la gauche radicale Alexis Tsipras, sortis respectivement premier et deuxième des urnes, mais qui ont échoué à se trouver des majorités pour gouverner.Après plusieurs jours d’impasse, « nous avons fait un...
commentaires (2)

L'Europe financière, car ni économique et ni politique ou sécuritaire ne fut jamais, avec ses 17 pays membres, est dans la merde. Elle a des dettes qui s'élèvent à plus de 16 trillions de EUROS, tandis que l'Amérique, avec ses 52 Etats, a des dettes de l'ordre der 14,5 trillions de DOLLARS. Les dettes, de tous les pays sudistes de l'Europe, proviennent de la différence entre le Euro et leurs ex monnaies nationales, qui a plongé ses Pays dans la non compétitivité et les dettes. La majorité des pays de l'Europe, tous ceux du sud à coup sûr, soutiennent aujourd'hui la Grèce. Il faut dire aussi que l'Allemagne doit des dommages de guerre à la Grèce de l'ordre de presque 100 milliards de euros, pour les catastrophes encourus et que la Grèce a dépensé pour remettre en état, et cet argent avec les intérêts depuis 70 ans a plus que doublé. L'Allemagne n'a jamais remboursé. Tout nouveau gouvernement va les réclamer sûrement, car c'est la volonté du Peuple. Les emportements à la légère et les grands mots sont pour rire.

SAKR LEBNAN

04 h 16, le 12 mai 2012

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Commentaires (2)

  • L'Europe financière, car ni économique et ni politique ou sécuritaire ne fut jamais, avec ses 17 pays membres, est dans la merde. Elle a des dettes qui s'élèvent à plus de 16 trillions de EUROS, tandis que l'Amérique, avec ses 52 Etats, a des dettes de l'ordre der 14,5 trillions de DOLLARS. Les dettes, de tous les pays sudistes de l'Europe, proviennent de la différence entre le Euro et leurs ex monnaies nationales, qui a plongé ses Pays dans la non compétitivité et les dettes. La majorité des pays de l'Europe, tous ceux du sud à coup sûr, soutiennent aujourd'hui la Grèce. Il faut dire aussi que l'Allemagne doit des dommages de guerre à la Grèce de l'ordre de presque 100 milliards de euros, pour les catastrophes encourus et que la Grèce a dépensé pour remettre en état, et cet argent avec les intérêts depuis 70 ans a plus que doublé. L'Allemagne n'a jamais remboursé. Tout nouveau gouvernement va les réclamer sûrement, car c'est la volonté du Peuple. Les emportements à la légère et les grands mots sont pour rire.

    SAKR LEBNAN

    04 h 16, le 12 mai 2012

  • Le ministre allemand declarait aujourd'hui que l'Europe pouvait faire sans la Grece dans l'euro.Que cela serait meme recommande de sortir ces emprunteurs non frequentables, je me suis dit quand je me regarde je me desole, mais quand je me compare je me console. Pauvre grec reduit au niveau du Burkina Fasso, en matiere de salaire.Veille civilisation, berceau de la democratie, en arriver a mendier !!!

    Jaber Kamel

    10 h 24, le 11 mai 2012

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