"Le juge de la mise en état a décidé que 58 des 73 victimes de l'attentat du 14 février 2005 ayant demandé à participer à la procédure devant le Tribunal pourraient le faire", a indiqué le TSL dans un communiqué.
Les quinze demandes restantes ont été jugées "incomplètes" par le juge de la mise en état Daniel Fransen, qui demandera des "compléments d'information" avant de statuer sur celles-ci.
M. Fransen a en outre estimé "qu'aucun motif ne justifiait de répartir les victimes au sein de différents groupes", assurant qu'il lui "appartient de veiller à ce que la procédure ne prenne aucun retard injustifié", selon la même source.
Suite à la décision rendue par M. Fransen, le greffier du TSL doit désigner un représentant légal chargé de représenter les victimes, qui resteront anonymes, sous des appellations telles que "VO55" ou "V073", sauf si les juges ordonnent la publication de leur identité.
Une victime peut, dans le cadre de la procédure, se prévaloir de certains droits. Elle peut notamment, avec l'autorisation des juges, citer et contre-interroger des témoins, produire des éléments de preuve et déposer des requêtes.
Le TSL est chargé de poursuivre les responsables de l'attentat à la camionnette piégée lors duquel Rafic Hariri avait été tué à Beyrouth le 14 février 2005, aux côtés de 22 autres personnes, y compris l'auteur de l'attentat-suicide.
Les juges du TSL avaient ordonné le 1er février que les quatre auteurs présumés de l'attentat, membres du Hezbollah, soient jugés par défaut, c'est-à-dire en leur absence.
Ils font l'objet de mandats d'arrêt du TSL transmis le 30 juin 2011 aux autorités libanaises et de notices rouges d'Interpol, mais n'ont pas encore été interpellés.

