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Lifestyle - Gastronomie

Avec la sécheresse, les viticulteurs chiliens espèrent un millésime de qualité

Parmi les dix plus grands producteurs de vin au monde, le pays prévoit une meilleure et plus grande production cette année.

La sécheresse augmentera la qualité et la concentration des arômes du vin, selon l’œnologue Fernando Almeda. Martin Bernetti/AFP

En pleine saison des vendanges, l’industrie viticole chilienne espère mettre à profit la longue et exceptionnelle période de sécheresse que traverse le pays depuis un an pour produire un millésime 2012 différent mais de qualité.
Plus de 300 vignobles sont installés dans la vallée centrale du Chili, une région aux saisons contrastées et exempte de parasites qui confère aux raisins un grand potentiel aromatique, qui a permis au Chili de se positionner comme le huitième producteur de vin au monde. « Le Chili est un lieu unique au monde pour la viticulture. En plus de ses températures, il y a très peu de parasites endommageant la vigne », souligne Miguel Torres, directeur au Chili du domaine espagnol centenaire qui porte son nom, celui de son grand-père et de son père, installé dans la campagne chilienne depuis 1979.
De fin février à début mai, les principaux vignobles du pays sont en pleines vendanges, avec l’espoir d’augmenter la récolte précédente qui avait accusé une baisse de 15 %, déjà en raison d’une sécheresse. Car la saison dernière, la sécheresse a frappé les principales régions viticoles du pays modifiant ainsi l’arôme, la robe et le nez des vins locaux. « La sécheresse agit davantage à partir du mûrissement des fruits. Un des problèmes est ce que nous appelons le “coup de soleil”, lorsque les raisins, après avoir été soumis aux rayons directs du soleil, prennent une couleur marron, un peu café, qui a une influence sur l’arôme », explique Fernando Almeda, œnologue en chef du domaine Miguel Torres. « Le manque d’eau va augmenter la qualité et la concentration des arômes du vin », estime-t-il. Les cépages blancs produits au Chili, comme le chardonnay, sauvignon blanc et le gewürztraminer, devraient donner davantage que l’an dernier « avec des vins un peu moins frais, moins d’acidité totale, un taux d’alcool plus élevé et une moindre intensité aromatique », évalue le spécialiste. Les vins rouges connaîtront pour leur part des différences de production : les vignes arrosées uniquement par l’eau de pluie présenteront une faible production cette année comme cela a été le cas en 2011, alors que les vignobles irrigués maintiendront leur production, toujours selon l’œnologue.
« Les années 2011 et 2012 ont été chaudes, ce qui permettra une maturité parfaite des raisins et une production légèrement plus élevée cette année », estime pour sa part Massimo Leonori, sommelier du domaine Concha y Toro, le plus grand producteur de vin du Chili avec 33 % du marché. Le secteur prévoit en effet en 2012 une augmentation en volume et en valeur des exportations.
Le Chili a su se placer ces 30 dernières années parmi les plus grands producteurs de vin avec 3,4 % de l’offre mondiale et arrive en tête de la liste des pays dits du « nouveau monde » comptant notamment l’Australie, l’Argentine, les États-Unis et l’Afrique du Sud. En outre, en 2011, le pays a exporté 664 milliards de litres de vin et 473 millions de bouteilles, principalement aux États-Unis, en Grande-Bretagne et au Canada.
Parmi les vins rouges chiliens se détachent notamment le cabernet sauvignon, le merlot et le carménère, un cépage d’origine française cultivé aujourd’hui uniquement au Chili, après avoir été détruit par l’épidémie de phylloxéra, la maladie de la vigne qui avait ravagé les vignobles européens en 1867. Certains de ces vignerons français ruinés à l’époque avaient alors contribué à la vinification moderne du Chili après avoir émigré dans ce pays.
(Source : AFP)
En pleine saison des vendanges, l’industrie viticole chilienne espère mettre à profit la longue et exceptionnelle période de sécheresse que traverse le pays depuis un an pour produire un millésime 2012 différent mais de qualité.Plus de 300 vignobles sont installés dans la vallée centrale du Chili, une région aux saisons contrastées et exempte de parasites qui confère aux raisins un grand potentiel aromatique, qui a permis au Chili de se positionner comme le huitième producteur de vin au monde. « Le Chili est un lieu unique au monde pour la viticulture. En plus de ses températures, il y a très peu de parasites endommageant la vigne », souligne Miguel Torres, directeur au Chili du domaine espagnol centenaire qui porte son nom, celui de son grand-père et de son père, installé dans la campagne chilienne depuis 1979.De...
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