Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a accusé le tandem CPL-Hezbollah de former « une machine de terreur et de répression » analogue à celle qui prévalait à l’époque du nazisme, dont la fonction est de semer le doute chaque fois qu’une tentative d’assassinat a lieu.
Par ailleurs, M. Geagea a affirmé qu’il ne se présentera pas aux élections et qu’il n’aspirait pas à être président de la République, mais que dans le cas où la majorité basculerait à nouveau dans le camp du 14 Mars, ce courant ne chercherait pas à former un gouvernement de coalition ou d’entente avec ses adversaires politiques, mais prendrait résolument les rênes du pouvoir pour édifier l’État de droit. Les Forces libanaises ont pris plus d’importance aujourd’hui qu’elles n’en avaient en 2009, a-t-il estimé.
S’exprimant dans le cadre d’un entretien accordé à la Future TV, M. Geagea a annoncé qu’il déposera plainte incessamment contre le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, pour tentative « d’induire la justice en erreur » en ce qui concerne la réalité de l’attentat à laquelle il a récemment échappé. Il a été jusqu’à accuser M. Bassil de « complicité objective » avec les auteurs de l’attentat manqué.
Tout en affirmant qu’il n’a pas accès aux résultats de l’enquête préliminaire, M. Geagea a remercié le commandant en chef de l’armée et le directeur général des FSI pour l’attention qu’ils ont accordée à cet attentat, et en particulier le ministre de la Justice, Chakib Cortbawi, qui a dépêché à Meerab le juge d’instruction Karam.
Dans les faits, le chef des Forces libanaises a redit qu’il a dû son salut à son réflexe d’ancien milicien, qui a consisté à se jeter à terre et à y rester aussitôt qu’il a entendu les déflagrations. C’est dans cette position qu’il a rampé vers un lieu à l’abri, avant de pouvoir se relever, a-t-il révélé. Mais en fin de compte, il a admis que sa vie à été providentiellement sauvée par le simple fait de s’être penché à l’instant même où les tireurs opéraient.
Revenant sur le fonctionnement de la machine de propagande du tandem CPL-Hezbollah, M. Geagea a rappelé que ce camp avait cherché à noyer tous les attentats contre les leaders du 14 Mars dans des détails futiles. Ainsi, on a fait circuler la rumeur selon laquelle Samir Kassir a été tué pour une histoire de femmes, que Georges Haoui l’avait été pour des raisons commerciales et qu’un groupe hostile au régime a « passé ses nerfs » sur Rafic Hariri.
« C’est une véritable machine qui est à l’œuvre et non de simples voyous, une machine qui rappelle l’époque du nazisme. Les incidents sont camouflés et désarticulés pour empêcher l’opinion de les percevoir. Cette méthode est en vigueur depuis 2005. Ils ont semé le doute sur tous les attentats. »
M. Geagea voit enfin dans l’insistance du 8 Mars à détenir le portefeuille des Télécoms la preuve qu’il cherche à brouiller les pistes que les données des communications pourraient dégager.
Par ailleurs, M. Geagea a affirmé qu’il ne se présentera pas aux élections et qu’il n’aspirait pas à être président de la République, mais que dans le cas où la majorité basculerait à nouveau dans le camp du 14 Mars, ce courant ne chercherait pas à former un gouvernement de coalition ou d’entente avec ses adversaires politiques, mais prendrait résolument les rênes du pouvoir pour édifier l’État de droit. Les Forces libanaises ont pris plus d’importance aujourd’hui qu’elles n’en avaient en 2009, a-t-il...


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Soyons honnêtes. Geagea a refusé n'importe quel exil doré et ne s'est jamais penché devant n'importe quel pouvoir, n'importe quelle personne. S'il l'avait fait, il aurait évité qu'on le fasse croupir durant onze ans à quelques mètres du sol. Par contre certains s'agenouillent pour lécher les bottes... On les connaît bien.
13 h 28, le 02 mai 2012