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Moyen Orient et Monde - Transition

Egypte : Début de la campagne officielle pour la présidentielle

La campagne pour l’élection présidentielle s’est officiellement ouverte hier. Gianluigi Guercia/AFP

La campagne pour l’élection présidentielle égyptienne prévue fin mai s’est officiellement ouverte hier, dans un climat dominé par la concurrence entre candidats islamistes et libéraux laïques. La période de campagne officielle permet l’affichage sur les panneaux publics ou des temps d’antenne à la télévision. Elle s’arrêtera le 21 mai pour 48 heures de « silence politique » avant le premier tour les 23 et 24 mai. Un second tour est prévu les 16 et 17 juin.


L’armée, qui dirige le pays depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, a promis de rendre le pouvoir fin juin au nouveau président, à l’issue de ce scrutin d’une ouverture inédite en Égypte, après des décennies d’élections plébiscites largement boudées par les électeurs faute d’enjeu réel. Dans les faits, la campagne bat son plein depuis des semaines. Les rues sont déjà couvertes d’affiches et de banderoles, et de la Haute-Égypte au delta du Nil, les 13 candidats sillonnent le pays sans relâche.


Un candidat islamiste modéré a enregistré de nouveaux soutiens. Abdel Moneim Aboul Foutouh « sera le président de tous les Égyptiens, il nous rassemblera et ne nous divisera pas », a ainsi écrit sur son compte Twitter Waël Ghonim, l’une des figures emblématiques de la révolte contre Hosni Moubarak. Waël Ghonim était brusquement devenu célèbre en février 2011 en décrivant dans une émission de télévision très suivie en Égypte ses conditions de détention après avoir été arrêté pendant la révolte anti-Moubarak. Cadre pour le Moyen-Orient du géant américain de l’Internet Google, il avait alors révélé être l’un des artisans de la page Facebook « Nous sommes tous Khaled Saïd », du nom d’un jeune tué par la police à Alexandrie (Nord), qui avait largement contribué à la mobilisation contre le régime.


M. Aboul Foutouh, un ancien responsable des Frères musulmans en désaccord avec la direction conservatrice de la confrérie, a été exclu de ce mouvement l’an dernier après avoir annoncé son intention de se présenter à l’élection présidentielle, dont le premier tour est prévu fin mai. Toujours populaire parmi les jeunes de la confrérie et parmi les « Jeunes de la révolution » qui ont mené la révolte contre Hosni Moubarak, il a également engrangé des soutiens de poids parmi d’influentes organisations fondamentalistes salafistes. Dernière en date, la Gamaa islamiya, un groupe radical qui fut autrefois impliqué dans des actions violentes, dont l’assassinat d’Anouar Sadate, lui a annoncé son soutien. Muée en mouvement politique, la Gamaa islamiya dispose aujourd’hui de plusieurs députés, membres du groupe parlementaire salafiste. Le principal parti salafiste, al-Nour, qui détient quelque 20 % des sièges de députés, avait déjà annoncé samedi dernier son ralliement à M. Aboul Foutouh. Un petit parti islamiste modéré, al-Wassat, a également appelé à voter pour lui.


Certains commentateurs et analystes n’excluent pas qu’il puisse se retrouver au second tour face au principal candidat laïque, l’ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa.

La campagne pour l’élection présidentielle égyptienne prévue fin mai s’est officiellement ouverte hier, dans un climat dominé par la concurrence entre candidats islamistes et libéraux laïques. La période de campagne officielle permet l’affichage sur les panneaux publics ou des temps d’antenne à la télévision. Elle s’arrêtera le 21 mai pour 48 heures de « silence politique » avant le premier tour les 23 et 24 mai. Un second tour est prévu les 16 et 17 juin.
L’armée, qui dirige le pays depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, a promis de rendre le pouvoir fin juin au nouveau président, à l’issue de ce scrutin d’une ouverture inédite en Égypte, après des décennies d’élections plébiscites largement boudées par les électeurs faute d’enjeu réel. Dans les faits, la campagne bat son...
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