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Moyen Orient et Monde - Turquie

Nouveau coup de filet dans les rangs de l’armée

La police turque a procédé hier à un nouveau coup de filet dans les rangs de l’armée, arrêtant notamment un général, dans le cadre d’une enquête sur les conditions de la chute du gouvernement islamiste de Necmettin Erbakan en 1997. D’après les médias turcs, la police a procédé à des perquisitions à Istanbul, Ankara et Izmir, de même qu’à Kars dans l’est du pays. Le parquet a déclaré aux chaînes de télévision qu’il avait émis des mandats d’arrêt contre sept officiers d’active et six autres à la retraite. Parmi les premiers officiers arrêtés figure l’ancien général Fevzi Turkeri, ancien chef de la gendarmerie au domicile duquel la police a effectué une perquisition, a rapporté la chaîne publique NTV.
Les arrestations intervenues hier portent à une cinquantaine le nombre de personnes appréhendées depuis deux semaines dans le cadre des enquêtes judiciaires visant le rôle de l’armée dans des complots présumés ainsi que dans la chute d’Erbakan. Lors de la première vague d’arrestations le 12 avril, la police a appréhendé 31 personnes, dont le général en retraite Cevik Bir, l’une des 18 personnes à avoir été maintenues en détention par la suite dans l’attente de leur procès, et ce pour éviter qu’ils ne prennent la fuite. Durant le week-end dernier, huit autres personnes, dont un ancien général, ont été placées en détention provisoire. Aucune clause ne permet d’obtenir une libération sous caution en Turquie et la détention provisoire peut durer des mois.
Necmettin Erbakan, qui est mort en mars 2011 à l’âge de 85 ans, avait été porté au pouvoir par la victoire électorale d’une formation se réclamant d’un islam modéré, une première dans l’histoire de la Turquie moderne. L’actuel AKP (Parti de la justice et du développement) au pouvoir est la résurgence du Parti de la prospérité, d’Erbakan, qui avait été interdit après la chute du gouvernement que dirigeait ce dernier. Sous l’impulsion du gouvernement Erdogan, l’appareil judiciaire turc a ouvert une série d’enquêtes contre des membres actuels ou passés de la hiérarchie militaire, qui s’est longtemps présentée comme la garante du caractère laïc de l’État turc.
Recep Tayyip Erdogan a déclaré durant le week-end que les dernières instructions en cours ne devaient pas tourner à une « chasse aux sorcières », tout en ajoutant que l’enquête devrait mettre au jour la collusion entre des officiers conspirateurs et des dirigeants du monde de la finance, des médias mais aussi des universitaires.

(Source : Reuters)
La police turque a procédé hier à un nouveau coup de filet dans les rangs de l’armée, arrêtant notamment un général, dans le cadre d’une enquête sur les conditions de la chute du gouvernement islamiste de Necmettin Erbakan en 1997. D’après les médias turcs, la police a procédé à des perquisitions à Istanbul, Ankara et Izmir, de même qu’à Kars dans l’est du pays. Le parquet a déclaré aux chaînes de télévision qu’il avait émis des mandats d’arrêt contre sept officiers d’active et six autres à la retraite. Parmi les premiers officiers arrêtés figure l’ancien général Fevzi Turkeri, ancien chef de la gendarmerie au domicile duquel la police a effectué une perquisition, a rapporté la chaîne publique NTV.Les arrestations intervenues hier portent à une cinquantaine le nombre de personnes...
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