M. Plumbly s’entretenant avec M. Omar Karamé.
À Tripoli, M. Plumbly a eu des entretiens avec l’ancien Premier ministre, Omar Karamé, l’ancien député Misbah Ahdab et le mufti de Tripoli et du Liban-Nnord, cheikh Malek Chaar. Ils étaient tous axés sur la situation au plan de la sécurité dans la ville.
La visite du responsable onusien au chef-lieu du Liban-Nord est motivée par des considérations de sécurité, comme l’a relevé M. Karamé au terme de l’entretien. « Lorsque des ambassadeurs viennent à Tripoli pour une visite d’information, c’est qu’ils ont obtenu des rapports de sécurité alarmants », a relevé l’ancien chef du gouvernement. « Nous avions de tout temps dit que les armes au Liban représentent le passe-temps favori de chaque foyer. Mais il s’agit d’armes légères, qui ne bénéficient de la couverture d’aucune partie politique, qu’elle soit interne ou externe. Aussi, leurs fonctions sont en quelque sorte neutralisées », a-t-il poursuivi, en expliquant que M. Plumbly a posé des questions sur le même sujet et notamment sur ce qui s’était passé au cours du week-end, dans le secteur d’Abou Samra à Tripoli.
Dimanche, plusieurs personnes avaient été blessées à la suite de tirs contre des participants à une manifestation contre le régime syrien, à Abou Samra. L’incident avait provoqué un vif émoi dans les milieux politiques et avait fait craindre le pire.
M. Karamé a plaidé en faveur d’une entente entre les Libanais « autour d’un plan clair pour préserver la sécurité dans le pays et la stabilité au niveau socio-économique ».
De son côté, M. Ahdab a mis l’accent sur le fait que Tripoli « est une ville de modération et d’ouverture ». Il a dans le même temps appelé le gouvernement à « prendre des mesures fermes pour éviter toute secousse ou dégradation de la situation au plan de la sécurité ». « La stabilité est dans l’intérêt de tous », a insisté M. Ahdab.
Quant à M. Plumbly, il s’est dit inquiet, selon un communiqué de l’ONU, à cause de la fusillade d’Abou Samra, avant de saluer « le rôle assumé par les hommes politiques de la région et par les forces de sécurité pour rétablir l’ordre rapidement ». Il a jugé nécessaire une enquête menée jusqu’au bout dans cette affaire ainsi que des efforts de tous afin de maintenir la stabilité et la sécurité.
« Bien qu’il s’agisse de ma première visite, il reste que les agences de l’ONU ont toutes des bureaux et des activités dans la région », a ajouté M. Plumbly, avant de souligner le souci des Nations unies de consolider leurs activités.

