- Autriche : 28,2 %. Au Parlement autrichien, le FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs) occupe 34 des 183 sièges avec 17,5 %. Le BZÖ (Bündnis Zukunft Österreich), qui défend les mêmes thèses populistes, eurosceptiques et islamophobes, issu d’une scission de FPÖ, dispose de 21 mandats avec 10,7 %.
- Suisse : 26,6 %. Au Conseil national, l’Union démocratique du centre (UDC/Schweizerische Volkspartei), dirigée par Toni Brunner, constitue, depuis les élections de décembre 2011, le premier groupe parlementaire avec 54 des 200 sièges. Ce parti populiste et xénophobe avait fait parler de lui notamment par des campagnes publicitaires, mettant en scène des moutons blancs chassant un mouton noir étranger, des corbeaux représentant des Roumains et des Bulgares grignotant le drapeau helvétique ou encore une femme en voile intégral devant des minarets en forme d’ogive nucléaire.
- Norvège : 23 %. Représenté par 41 sur 169 députés au Parlement, le parti du Progrès (Fremskrittspartiet/FrP) a compté pour un temps parmi ses membres le tueur Anders Behring Breivik. Ce parti populiste anti-immigration a été le grand perdant des élections locales qui ont eu lieu après les attaques sanglantes du 22 juillet dernier.
- Finlande : 19 %. Le parti des Vrais Finlandais (Perussuomalaiset) a réussi une percée électorale en avril 2011. Cette formation eurosceptique et populiste occupe désormais 39 des 200 sièges au Parlement.
- Hongrie : 16,67 %. Le parti d’extrême droite Jobbik (Alliance des jeunes de droite – Mouvement pour une meilleure Hongrie) a fait son entrée au Parlement à l’issue des législatives en avril 2010. Jobbik, qui plaide au nom de la préservation de l’identité nationale pour le retour des valeurs chrétiennes, de la famille et de l’autorité, se référant parfois aux symboles d’une formation nazie des années 1930, dispose actuellement de 46 sièges sur 386 au Parlement.
- Danemark : 14 %. Le Dansk Folkeparti (Parti populaire danois) dispose depuis 2011 de 22 des 179 mandats au Folketing (Parlement). Comme les autres partis d’extrême droite des pays scandinaves, il prône une politique anti-immigration et hostile à l’islam.
- Belgique : 7,8 % Le Vlaams Belang (Intérêt flamand – anciennement Vlaams Blok), en régression, occupe, depuis les élections législatives et fédérales de juin 2010, douze des 150 sièges à la Chambre des représentants, en recul par rapport aux scrutins précédents.
- Pays-Bas : 15,45 %. Le Parti pour la liberté (Partij voor de Vrijheid/PVV), la formation eurosceptique et islamophobe de Geert Wilders, était considéré comme le grand vainqueur des élections législatives anticipées de juin 2010, passant de 9 à 24 des 150 sièges.
- Suède : 5,7 %. Sous la bannière des Démocrates de Suède (Sverigedemokraterna/SD), l’extrême droite suédoise est pour la première fois de son histoire présentée au Riksdag (Parlement).
(Source : AFP)

