Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Présdientielle Française

Troisième échec de François Bayrou, le MoDem en difficulté

François Bayrou a subi hier soir un troisième échec dans son combat contre la bipolarisation en arrivant 5e avec 8,7 à 10 % des voix, score qui ne lui permet plus d’espérer jouer les arbitres du second tour et compromet son projet de recomposition du centre.


« Ce n’est pas le score que nous espérions », mais « les 3 millions de Français qui m’ont apporté leurs suffrages » représentent « une force. Et cette force, le pays en aura besoin », a-t-il réagi après 20h00, lui qui avait tout misé sur cette présidentielle, seule élection pouvant selon lui permettre à un candidat d’un centre indépendant de dépasser le clivage gauche-droite grâce à « la rencontre d’un homme et d’un peuple ».


En 2007, il avait failli gagner son pari en arrivant troisième avec 18,5 % des voix. Il est cette fois loin du compte, crédité de 8,7 à 10 % des voix, derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy mais aussi Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Un résultat tout juste supérieur à son score plancher de 2002 (6,84 %). « Cette défaite est largement due à son positionnement », analyse le politologue Frédéric Dabi (IFOP) pour qui « la logique de bipolarisation » aura été plus forte en 2012 qu’en 2007. « On était dans le stop ou encore de Nicolas Sarkozy, ce qui maximise un vote en faveur de François Hollande pour ceux qui souhaitent une alternative et un vote pour le candidat sortant, pour ceux qui s’opposent à l’arrivée de la gauche au pouvoir », dit-il. « C’est un grave échec pour Bayrou qui poursuit ainsi sa traversée du désert depuis 2007 avec un score qui s’inscrit dans une suite d’échecs électoraux depuis le début du quinquennat », juge le directeur général adjoint de l’IFOP.


Durant sa campagne, François Bayrou avait voulu adopter une posture gaullienne, se présentant comme le seul défenseur de l’intérêt national, le seul à tenir un langage de vérité sur la crise, la dette, le déficit et à proposer une politique de rigueur pour redresser le pays face aux deux favoris qu’il accusait de « démagogie ». Après un départ en fanfare où il a culminé dans les sondages à 15 % en janvier avec le succès de sa proposition sur le « produire en France », il a vu sa cote s’éroder pour finir au-dessous des 10 %. Ce score ne lui permet pas d’endosser le rôle de faiseur de roi et le MoDem doit encore décider « collégialement » s’il donnera ou non des consignes de vote.
« Je vais m’adresser aux deux candidats (...), leur dire ce qui est pour nous essentiel, a dit François Bayrou. J’écouterai leur réponse et je prendrai mes responsabilités. »


François Hollande semble avoir une avance suffisante pour se passer de son soutien, sachant que l’électorat de Jean-Luc Mélenchon lui est acquis. Il sera également en moindre position de force face à la droite, qui lui avait déroulé le tapis rouge avant le 1er tour en lui faisant miroiter Matignon, même si Nicolas Sarkozy aura besoin de chaque voix, notamment des centristes, pour espérer remonter son retard.


Mais l’échec de François Bayrou met également en péril son projet de recomposition du centre et fragilise son propre parti, tiraillé entre partisans au second tour d’un vote blanc, d’un vote Hollande et d’un vote Sarkozy. François Bayrou avait expliqué avant le premier tour avoir pour priorité de refonder le centre. Et ceci, « avant les législatives », pour présenter un candidat centriste, sous une même étiquette, dans chaque circonscription. Un pari compliqué par la faiblesse de son score qui lui permettra plus difficilement de prétendre au statut de leader de la famille centriste.

François Bayrou a subi hier soir un troisième échec dans son combat contre la bipolarisation en arrivant 5e avec 8,7 à 10 % des voix, score qui ne lui permet plus d’espérer jouer les arbitres du second tour et compromet son projet de recomposition du centre.
« Ce n’est pas le score que nous espérions », mais « les 3 millions de Français qui m’ont apporté leurs suffrages » représentent « une force. Et cette force, le pays en aura besoin », a-t-il réagi après 20h00, lui qui avait tout misé sur cette présidentielle, seule élection pouvant selon lui permettre à un candidat d’un centre indépendant de dépasser le clivage gauche-droite grâce à « la rencontre d’un homme et d’un peuple ».
En 2007, il avait failli gagner son pari en arrivant troisième avec 18,5 % des voix. Il est cette fois loin du...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut