Entre le triangle d’or Auteuil-Neuilly-Passy et le ghetto Barbès-Aulnay-sous-Bois et Clichy, toute la palette de l’électorat à ce premier tour des présidentielles françaises se déclinait hier sans changements dans les tendances des électeurs, depuis l’ouverture des bureaux de vote jusqu’à leur fermeture.
À la mairie du 16e, la bourgeoisie parisienne se manifeste de la manière la plus ostensible affichant ouvertement sa préférence pour Nicolas Sarkozy et bravant toutes les règles de la discrétion en pareille circonstance.
Accompagné de sa famille, un avocat qui se dit « franchement sarkozyste » nous explique que le président sortant est le seul capable de gérer la crise actuelle et même, a-t-il ajouté, faire face à une aggravation de la situation à tous les niveaux.
Un « Golden Boy » libanais nous explique qu’une victoire de François Hollande serait une « véritable catastrophe » pour les marchés et les entreprises non seulement en France mais en Europe. D’autant, ajoute-t-il, que le poids de Jean-Luc Mélenchon aux côtés d’un PS au pouvoir l’entraînera vers une gauche « bête et méchante » et paralyserait quasiment toute volonté de M. Hollande de pratiquer une politique économique et sociale « raisonnable et adaptée aux temps présents ».
En fait, la majeure partie des Libanais de France penche nettement pour Nicolas Sarkozy par crainte d’un virage à gauche et aussi en raison d’un manque de communication du Parti socialiste en matière de politique étrangère et plus particulièrement au Moyen-Orient.
Dans les quartiers de Barbès et du Faubourg Saint-Denis, la surprise était une forte tendance vers Jean-Luc Mélenchon, pas tant pour ses idées et son programme, mais par antagonisme envers Sarkozy, sans aller jusqu’à soutenir François Hollande.
Un patron de bistrot d’origine algérienne, Kader, explique que la banlieue à forte population d’origine maghrébine a plus d’une raison de vouloir battre le président sortant et que cela remonte au temps où il était encore ministre de l’Intérieur. Au point, dit-il, que nous avons vraiment regretté Jacques Chirac...
Dans les bureaux de vote, calme et esprit civique d’un haut niveau prévalaient, tous quartiers confondus. Aucun uniforme en vue, aucun car de CRS. Ce qui a contrario fait penser au brouhaha et à la tension dans de pareils lieux au Liban...
L’affluence s’est accrue à vue d’œil durant l’après-midi et a modifié les pourcentages donnés dès midi en catimini du fait de l’interdiction de toute publication de chiffre par les médias ou même sur les réseaux sociaux.
Avant la tombée de la nuit, Paris s’est paré de ses plus beaux atours, surtout aux abords des salles de fêtes et autres lieux de rassemblement fixés par les divers candidats pour rassembler et mobiliser sans tarder leurs troupes pour la prochaine bataille.
Dans la rue, on discutait dès lors des reports de voix possibles et des alliances entre les deux « finalistes ». Tout le monde s’accordant à dire, après la proclamation officielle des résultats, à 20 heures, que le 2e tour sera très serré entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.
D’aucuns affirmant même que la grande gagnante de ce premier tour est Marine Le Pen...
À la mairie du 16e, la bourgeoisie parisienne se manifeste de la manière la plus ostensible affichant ouvertement sa préférence pour Nicolas Sarkozy et bravant toutes les règles de la discrétion en pareille circonstance.Accompagné de sa famille, un avocat qui se dit « franchement sarkozyste » nous explique que le président sortant est le seul capable de gérer la crise actuelle et même, a-t-il ajouté, faire face à une aggravation de la situation à tous les niveaux.
Un « Golden Boy » libanais nous...


N.S. restera probablement dans l'Histoire française comme le fossoyeur de l'UMP... Le peuple français en a assez de lui: de sa vulgarité, des affaires, de ses privilèges. Il a soif de JUSTICE SOCIALE, de dignité, d'équité. Et il votera... réponse le 6 mai! Puis l'UMP s'effritera ou se recomposera.
15 h 42, le 23 avril 2012