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Moyen Orient et Monde - Conflit

Khartoum reprend au Soudan du Sud la zone contestée de Heglig

Salva Kiir affirme que ses troupes se sont retirées sous pression internationale.

Le Soudan a repris hier le contrôle de la zone frontalière contestée de Heglig à la suite de violents combats, selon l’annonce du ministre soudanais de la Défense Abdelrahim Mohammad Hussein hier à Khartoum.
Le président soudanais Omar el-Béchir a de son côté participé hier à un rassemblement célébrant la reconquête de Heglig en annonçant que ses troupes avaient battu l’armée sud-soudanaise mais que la lutte n’était pas finie.
Deux heures auparavant, le président sud-soudanais Salva Kiir avait annoncé avoir ordonné à son armée de se retirer immédiatement de cette région qu’elle avait conquise le 10 avril dernier, mettant depuis les deux pays au bord d’une guerre ouverte. M. Kiir a cependant affirmé, dans un communiqué lu par un porte-parole à Juba, n’avoir fait que céder aux pressions répétées de la communauté internationale, et souligné qu’il considérait toujours Heglig comme une partie intégrante du territoire sud-soudanais. Le chef du jeune État sud-soudanais a toutefois passé sous silence les offensives de l’armée soudanaise que, selon le porte-parole de l’armée sud-soudanais Philip Aguer, les troupes de Juba essuyaient depuis jeudi. Des témoignages recueillis à Bentiu, en territoire sud-soudanais, faisaient état de combats se poursuivant hier matin à Heglig, distant d’une soixantaine de kilomètres, et de nombreux soldats sud-soudanais revenant blessés du front.
La zone de Heglig, frontalière et revendiquée par les deux parties, est ultrastratégique : elle assurait jusqu’aux récents affrontements au moins la moitié de la production de pétrole du Nord. États-Unis, Union africaine, Nations unies... la communauté internationale multipliait ces derniers jours les appels à son évacuation par les soldats sud-soudanais et ne cessait d’inviter les deux parties à la retenue, afin d’éviter une nouvelle guerre ouverte.
Et si la communauté internationale craint une nouvelle guerre ouverte entre les deux voisins, la mission de la paix Union africaine-Nations unies (Minuad) au Darfour a aussi dit craindre, au Darfour, une exploitation des affrontements Nord-Sud par des rebelles. Dans un autre État soudanais en proie depuis des mois à la rébellion, le Nil Bleu, frontalier du Soudan du Sud, les rebelles de la branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) ont aussi fait état d’une recrudescence des combats depuis la prise de Heglig. Hier, ils ont affirmé avoir eux-mêmes tué 79 soldats et miliciens à quelque 35 km d’Ed Damazin, chef-lieu de l’État.
             (Source : AFP)
Le Soudan a repris hier le contrôle de la zone frontalière contestée de Heglig à la suite de violents combats, selon l’annonce du ministre soudanais de la Défense Abdelrahim Mohammad Hussein hier à Khartoum.Le président soudanais Omar el-Béchir a de son côté participé hier à un rassemblement célébrant la reconquête de Heglig en annonçant que ses troupes avaient battu l’armée sud-soudanaise mais que la lutte n’était pas finie.Deux heures auparavant, le président sud-soudanais Salva Kiir avait annoncé avoir ordonné à son armée de se retirer immédiatement de cette région qu’elle avait conquise le 10 avril dernier, mettant depuis les deux pays au bord d’une guerre ouverte. M. Kiir a cependant affirmé, dans un communiqué lu par un porte-parole à Juba, n’avoir fait que céder aux pressions répétées de...
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