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Moyen Orient et Monde - Bahreïn

Des milliers de manifestants dispersés de force près de Manama

Sécurité renforcée autour du circuit de F1, le prince héritier exclut une annulation de la course.

Le prince héritier de Bahreïn, Salmane ben Hamad al-Khalifa, marchant dans les paddocks du circuit de Sakhir en compagnie du grand argentier de la formule 1, Bernie Ecclestone. Ahmad Jadallah/Reuters

Les forces antiémeute ont dispersé hier par la force des milliers de manifestants hostiles au pouvoir près de Manama, faisant des blessés, au premier jour des essais du Grand Prix de formule 1 de Bahreïn, a indiqué l’opposition. Les manifestants, rassemblés en fin d’après-midi dans la région de Boudaya, à 4 km à l’ouest de Manama, ont scandé « À bas la dictature », « Révolte jusqu’à la victoire ». Certains portaient des T-shirts barrés de l’expression « Prêts à mourir pour Bahreïn », selon des témoins.


La nuit précédente, des affrontements ont opposé des dizaines de manifestants réunis à l’appel du mouvement des « Jeunes du 14 février », un collectif radical, aux forces de sécurité dans plusieurs villages chiites, selon des témoins. Les policiers ont tiré des grenades lacrymogènes et des grenades assourdissantes, et certains manifestants ont riposté en lançant des cocktails Molotov, d’après eux. Les jeunes répétaient « Le peuple veut la chute du régime », « À bas Hamad » ben Issa al-Khalifa, le roi de Bahreïn, et brandissaient des portraits d’Abdel Hadi al-Khawaja, un militant chiite emprisonné en grève de la faim depuis le 8 février. Les manifestations ont pris une tournure plus violente depuis la nuit de mercredi à jeudi. Jusqu’alors, les partis d’opposition, dont la principale formation chiite, al-Wefaq, avaient organisé des manifestations sans incident. Mais le collectif des « Jeunes du 14 février » a appelé à « trois jours de colère » coïncidant avec le Grand Prix, sous le slogan « Non à la formule de sang ».


Les manifestations à répétition, à l’appel de l’opposition chiite qui réclame des réformes constitutionnelles dans ce royaume dirigé par une dynastie sunnite, ont conduit à un renforcement de la sécurité autour du circuit de Sakhir, près de Manama, où est prévu demain le Grand Prix de formule 1. De nombreuses voitures de police étaient postées autour de la capitale, avec un véhicule blindé au bord de la route principale d’accès au circuit, et des portiques de sécurité aux entrées du public pour des fouilles systématiques des sacs. Malgré ces rassemblements sanglants, le prince héritier, Salmane ben Hamad al-Khalifa, a écarté toute possible annulation du Grand Prix, comme cela avait été le cas l’an dernier en raison des troubles dans son pays. « Une annulation ferait le jeu des extrémistes », a-t-il averti. Les organisations de défense des droits de l’homme avaient critiqué la tenue de la course en pleine crise politique dans ce petit royaume, parent pauvre des riches monarchies pétrolières du Golfe.

Les forces antiémeute ont dispersé hier par la force des milliers de manifestants hostiles au pouvoir près de Manama, faisant des blessés, au premier jour des essais du Grand Prix de formule 1 de Bahreïn, a indiqué l’opposition. Les manifestants, rassemblés en fin d’après-midi dans la région de Boudaya, à 4 km à l’ouest de Manama, ont scandé « À bas la dictature », « Révolte jusqu’à la victoire ». Certains portaient des T-shirts barrés de l’expression « Prêts à mourir pour Bahreïn », selon des témoins.
La nuit précédente, des affrontements ont opposé des dizaines de manifestants réunis à l’appel du mouvement des « Jeunes du 14 février », un collectif radical, aux forces de sécurité dans plusieurs villages chiites, selon des témoins. Les policiers ont tiré des grenades...
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BOYCOTT enfin on parle du Bahrein, en France, mais dans la rubrique sport, on dit que l'argent n'a pas d'odeur

Talaat Dominique

03 h 21, le 21 avril 2012

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Commentaires (1)

  • BOYCOTT enfin on parle du Bahrein, en France, mais dans la rubrique sport, on dit que l'argent n'a pas d'odeur

    Talaat Dominique

    03 h 21, le 21 avril 2012

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