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Moyen Orient et Monde - Norvège

Breivik demande la peine de mort ou l’acquittement

Un combo des différentes attitudes d'Anders Behring Breivik depuis l'ouverture de son procès, lundi 15 avril 2012. Le militant norvégien d'extrême droite est jugé pour avoir tué, en juillet 2011, 77 personnes en Norvège. Odd Andersen/AFP

Anders Behring Breivik, jugé pour le massacre de 77 personnes en Norvège, a estimé hier que la peine de mort ou l’acquittement étaient les deux seules « issues justes » dans son cas. « Une peine de prison de 21 ans est pathétique », a-t-il dit, précisant qu’il rejetterait une telle condamnation. « Je ne souhaite pas (la peine de mort), mais j’aurais respecté le verdict. » La peine de mort n’existe pas en Norvège. S’il est déclaré pénalement responsable à l’issue de son procès de 10 semaines, dans lequel il est poursuivi pour « actes de terrorisme », l’extrémiste de 33 ans encourt 21 ans de prison, une peine qui peut être prolongée indéfiniment s’il reste considéré comme une menace à l’issue de cette période. Si en revanche les cinq juges du tribunal d’Oslo le déclarent irresponsable dans leur jugement attendu en juillet, il risque l’internement psychiatrique.


Au troisième jour de son procès, l’extrémiste de droite a aussi assuré que les deux autres « cellules » dont il évoque régulièrement l’existence pourraient frapper la Norvège à tout moment, une affirmation à laquelle les procureurs ont dit ne pas croire. « Je ne suis qu’un militant nationaliste parmi beaucoup d’autres », a expliqué Breivik. « Si nos demandes ne sont pas satisfaites et si le Parti travailliste ne cesse de détruire la culture norvégienne, cela se reproduira », a-t-il affirmé en évoquant ses attaques.


Une grande partie de l’audience d’hier a été consacrée aux Chevaliers templiers, un réseau mystique au nom duquel il affirme avoir agi mais dont la police n’a pu prouver l’existence. Fondée avec trois autres militants nationalistes européens, dont il n’a pas voulu révéler l’identité, au cours d’une rencontre à Londres en 2002, cette organisation est informelle et composée de « cellules individuelles et autonomes » censées agir indépendamment les unes des autres, selon lui. Deux de ces cellules se trouvent en Norvège et 15 autres existaient au départ en Europe, a-t-il affirmé tout en soulignant qu’il ne s’agissait que d’une estimation et que ce chiffre pourrait atteindre 80 cellules. Déplorant « l’action plutôt pathétique des militants nationalistes en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale », Breivik a par ailleurs dit souhaiter que, « d’un point de vue méthodologique », ces activistes s’inspirent d’el-Qaëda, « l’organisation révolutionnaire la plus réussie », selon lui.

Anders Behring Breivik, jugé pour le massacre de 77 personnes en Norvège, a estimé hier que la peine de mort ou l’acquittement étaient les deux seules « issues justes » dans son cas. « Une peine de prison de 21 ans est pathétique », a-t-il dit, précisant qu’il rejetterait une telle condamnation. « Je ne souhaite pas (la peine de mort), mais j’aurais respecté le verdict. » La peine de mort n’existe pas en Norvège. S’il est déclaré pénalement responsable à l’issue de son procès de 10 semaines, dans lequel il est poursuivi pour « actes de terrorisme », l’extrémiste de 33 ans encourt 21 ans de prison, une peine qui peut être prolongée indéfiniment s’il reste considéré comme une menace à l’issue de cette période. Si en revanche les cinq juges du tribunal d’Oslo le déclarent...
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