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Moyen Orient et Monde - Présidentielles Américaines

Walid Pharès, l’un des trois conseillers de Romney pour le Moyen-Orient

Alors que Rick Santorum s’est retiré de la course à l’investiture du parti républicain pour les présidentielles américaines, Mitt Romney apparaît le candidat de fait du GOP (Grand Old Party). Dans l’équipe de sa campagne, qui bat actuellement son plein, se dégage un nom, bien libanais, Walid Pharès.

Walid Pharès durant un témoignage au Congrès.

Walid Pharès, citoyen américain, est l’un des trois conseillers de Mitt Romney pour le Moyen-Orient au sein de l’aréopage de la sécurité nationale qui en compte neuf, au sein du parti républicain. En cas de victoire de Mitt Romney, ils compteront parmi les piliers de son administration. Né à Beyrouth et établi aux États-Unis depuis 22 ans, Walid Pharès est avocat et auteur de huit ouvrages portant sur les minorités, les droits de l’homme et le terrorisme au Moyen-Orient. Après la fatidique date du 11 septembre 2001, il avait été conseillé pour le Proche-Orient et le terrorisme auprès de membres du Congrès. À ce même titre, on le retrouve, de 2003 à 2006, à la chaîne de télévision NBC et depuis à la chaîne Fox News. Aujourd’hui, il donne également des cours sur les conflits internationaux à l’Université de la Défense.
Tout récemment, il a donc été repéré par le candidat Mitt Romney qui s’est placé en tête des candidats républicains avec un nombre de délégués bien supérieur (655) à celui de Newt Gringrich (qui n’en a que 140) et Ron Paul (67). Romney sera particulièrement dans la ligne de mire en ce qui concerne sa politique extérieure. Le monde va comparer son agenda à celui du président Obama pour ce qui est de l’Iran, de la Syrie, de l’Égypte, du conflit arabo-israélien et de l’Afghanistan. À noter que récemment, une analyse du Wall Street Journal a révélé que l’option de Mitt Romney est d’aller au-delà des sanctions et d’établir un partenariat avec l’opposition iranienne.

Romney grand allié des sociétés civiles du M-O
Quelle est la stratégie de Romney dans ce domaine ? Walid Pharès répond :
« Le gouverneur Romney a toujours penché pour l’idée d’une alliance avec le peuple iranien pour arriver à un changement à long terme de la politique iranienne, au lieu de deals et de bazars limités. Par exemple, en juin 2009, le président Obama a manqué l’occasion de stimuler un printemps iranien, alors qu’il y avait plus de deux millions de jeunes protestant dans les rues de Téhéran. Romney, “président ”, se tiendrait, sans aucun doute, du côté de la société civile iranienne si elle s’exprimait de même à l’avenir. »
Et pour la Syrie ?
« On a entendu plusieurs voix arabes exprimer leur déception quant à la politique actuelle de la Maison-Blanche concernant la Syrie. Après un an et demi d’oppression sanglante endurée par l’opposition syrienne, les Arabes s’attendaient à une réaction plus pertinente. Depuis plusieurs mois déjà, le gouverneur Romney avait demandé à l’administration et au Congrès l’établissement d’une coordination étroite entre les USA, la Turquie, l’Arabie saoudite pour prêter main forte à la population civile syrienne et affaiblir ainsi le régime afin qu’il puisse être remplacé non par des extrémistes mais par des forces démocratiques libres. Ce qui, par ailleurs, aurait eu un effet bénéfique sur le Liban. Un changement de régime en Syrie mènerait à la cessation du flot d’armes vers le Liban via la Syrie. Et donc, au changement de l’équilibre des forces, minimisant de la sorte l’influence sur l’État du Hezbollah et des alliés de la Syrie. Une “administration” Romney, tout en affaiblissant le régime Assad, renforcerait un gouvernement souverainiste au Liban, capable de résoudre le problème des armes du Hezbollah par la pleine application de la résolution 1559. »

Tactique électorale de Romney : « L’avancée graduelle »
Mais avant d’en arriver là, Mitt Romney peaufine sa tactique pour battre l’actuel hôte de la Maison-Blanche. D’autres sources nous expliquent qu’il a axé sa campagne sur « l’avancée graduelle ». Il assure une victoire, la digère, puis passe à la prochaine. Il ne faudrait pas s’étonner que sa campagne ne réponde pas immédiatement aux attaques de son adversaire Obama. Il le fera selon son propre timing. Et, sur le plan électoral pur, la bataille finale se jouera, éventuellement, du côté des électeurs indépendants. Certes, le pays sera divisé à parts égales entre démocrates et républicains, alors qu’au centre se trouvent 10 millions d’électeurs (sur un total de 120 millions) qui eux produiront le prochain président américain. Il s’est avéré que le nombre d’électeurs indépendants ne fait qu’augmenter. En 2000, ils étaient un million, en 2004, trois millions, en 2008, six millions et, aujourd’hui, dix millions. Les indépendants américains présentent deux caractéristiques. Ils choisissent très tard leur candidat et passent au peigne fin les agendas et du nominé républicain et du nominé démocrate, et surtout leur réelle capacité de passer à l’acte. Ce qui équivaut à dire que les derniers débats Obama-Romney vont être cruciaux, avec la priorité donnée à l’économie qui sera l’élément déterminant pour les électeurs bien plus que le système de soins médicaux et la politique extérieure.
Walid Pharès apporte cette nuance : « On ne peut néanmoins nier que les dossiers de politique extérieure auront une certaine influence, surtout si des développements dramatiques viennent à affecter la sécurité nationale. 2013 sera une année de grands changements, quel que soit le candidat élu. »
Walid Pharès, citoyen américain, est l’un des trois conseillers de Mitt Romney pour le Moyen-Orient au sein de l’aréopage de la sécurité nationale qui en compte neuf, au sein du parti républicain. En cas de victoire de Mitt Romney, ils compteront parmi les piliers de son administration. Né à Beyrouth et établi aux États-Unis depuis 22 ans, Walid Pharès est avocat et auteur de huit ouvrages portant sur les minorités, les droits de l’homme et le terrorisme au Moyen-Orient. Après la fatidique date du 11 septembre 2001, il avait été conseillé pour le Proche-Orient et le terrorisme auprès de membres du Congrès. À ce même titre, on le retrouve, de 2003 à 2006, à la chaîne de télévision NBC et depuis à la chaîne Fox News. Aujourd’hui, il donne également des cours sur les conflits internationaux à...
commentaires (1)

Bonne chance donc pour M.Walid Pharès un libanais qui brille ailleurs , ne pouvant en aucun cas s ’imposer dans le cercle politique vicieux libanais avec des hommes corrompus . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

03 h 10, le 18 avril 2012

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Commentaires (1)

  • Bonne chance donc pour M.Walid Pharès un libanais qui brille ailleurs , ne pouvant en aucun cas s ’imposer dans le cercle politique vicieux libanais avec des hommes corrompus . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    03 h 10, le 18 avril 2012

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