« Une délégation, composée de trois conseillers de Moqtada Sadr, a rencontré aujourd’hui dans une prison de Bagdad Ali Moussa
Daqdouq », a affirmé à l’AFP un responsable du bureau du mouvement dans la ville sainte chiite de Najaf. Selon lui, « le but de la visite de Aoun al-Nabi, Jalil al-Nouri et Abou Firas al-Mouteiri était de s’enquérir de sa santé, de lui faire savoir que
Moqtada Sadr priait pour qu’il soit relâché et de l’informer que le bloc Ahrar (sadriste, 40 députés) œuvrait pour sa libération ».
Le 16 décembre 2011, la Maison-Blanche avait annoncé que les États-Unis avaient remis aux autorités en Irak leur dernier prisonnier, soupçonné d’être impliqué dans une attaque ayant coûté la vie à cinq soldats américains en 2007.
La capture de Ali Moussa Daqdouq dans le sud de l’Irak avait été annoncée en juillet 2007 par l’armée américaine. Les États-Unis assuraient qu’il s’agissait d’un agent du mouvement chiite libanais venu en Irak entraîner des insurgés avec l’aide de la force al-Qods, unité d’élite des gardiens de la révolution iraniens.
Lors d’un raid en janvier 2007 à Kerbala au sud de Bagdad, des hommes armés avaient tué un soldat américain et en avaient enlevé quatre autres qu’ils avaient ensuite abattus, une opération élaborée dont la planification avait été attribuée par l’armée américaine à la force al-Qods.
Au terme d’un accord entre Washington et Bagdad sur la fin de la présence américaine en Irak, signé en 2008, M. Daqdouq était considéré comme un détenu du gouvernement irakien, mais gardé par des soldats américains.
L’emmener avec eux aurait constitué non seulement un casse-tête juridique de nature à saper l’accusation, mais aurait aussi fragilisé les nouvelles relations que les États-Unis veulent établir avec les Irakiens.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, avait affirmé en décembre que les États-Unis avaient reçu des Irakiens « l’assurance qu’il serait poursuivi pour ses crimes ».

