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Messe à l’intention de la France à l’archevêché grec-catholique de Beyrouth

Le métropolite grec-catholique de Beyrouth et de Byblos, Mgr Cyrille Bustros, a célébré une messe hier à l’intention de la France, en l’église de l’archevêché à la rue de Damas.
Ont notamment pris part à l’office religieux l’ambassadeur de France, Denis Pietton, le responsable de presse à l’ambassade de France, François Abi Saab, le ministre du Travail, Sélim Jreissati, le député Michel Pharaon, l’ancien ministre Élias Hanna, l’ancien directeur administratif de L’Orient-Le Jour, Camille Menassa, le secrétaire général du Conseil supérieur grec-catholique, Ibrahim Traboulsi, et le conseiller de Mgr Bustros Souheil Abou Hala.
Dans son homélie, Mgr Bustros a souligné que « le Liban a été, à travers son histoire ancienne et récente, la proie du péché et de la mort. Le message que le Christ ne cesse de nous inviter à transmettre est un message de pardon et de vie, d’amour et de réconciliation. C’est ce service de réconciliation que l’Église a pour mission de remplir dans le monde et que l’Église du Liban a l’objectif de remplir en union avec la communauté internationale, en vue d’arrêter le cycle infernal de la haine et du meurtre, de la violence et de la mort. L’Église n’a pas de programme politique particulier, mais elle a le devoir de témoigner sans cesse de l’amour de Dieu apparu dans la vie, la mort et la résurrection du Christ. »
S’adressant à M. Pietton, le métropolite grec-catholique de Beyrouth a indiqué : « Excellence, nous vous souhaitons le succès dans la nouvelle charge qui vous a été assignée en France et nous comptons beaucoup sur le rôle que la France, qui a une longue expérience de liberté et de démocratie, peut jouer pour faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient. Nous comptons sur la France pour aider aussi les États arabes à trouver les moyens de faire régner dans leurs pays la liberté et la démocratie en vue d’une vie digne de la personne humaine créée à l’image de Dieu. »
Un déjeuner a suivi la messe, au cours duquel M. Menassa a pris la parole pour souhaiter la bienvenue à l’ambassadeur de France. « Les liens entre le Liban et la France sont caractérisés par leur ancienneté, leur stabilité et leur diversité. Il serait injuste de ne pas rappeler que Paris a été la première capitale du monde occidental à voler à notre secours lors des années difficiles que nous avons traversées, grâce à ses relations amicales avec toutes les composantes du pays et ses relations régionales et internationales bien établies. Pour les Libanais, la France reste la nation amie par excellence et le français demeure, pour beaucoup d’entre nous, la deuxième langue après la langue nationale. Dans nos écoles grecques-catholiques, la langue française continue à occuper une place de choix », a-t-il indiqué.
« Monsieur l’ambassadeur, comment voulez-vous que nos relations ne soient pas au beau fixe alors que le siège de l’archevêché où nous vous recevons aujourd’hui pratique depuis son inauguration en 1938 un voisinage parfait et une entente cordiale avec la France du Liban. Au départ, la faculté française de médecine et le stade du Chayla, puis l’Université Saint-Joseph avec ses deux bâtiments, l’espace des lettres, le consulat général, l’Institut français et pour couronner le tout l’ambassade elle-même. La France politique, culturelle et technique nous entoure. Pour une fois, nous n’avons pas peur d’être pris en otage, bien au contraire, nous nous en réjouissons », a-t-il poursuivi.
« La joie que nous éprouvons à vous recevoir ainsi que vos collaborateurs et la satisfaction d’avoir renoué avec une tradition qui nous est chère n’a d’égale que le regret de vous voir quitter le Liban dans les jours à venir. Mais les fonctions auxquelles vous êtes appelé au Quai d’Orsay vous permettront de continuer à suivre de très près le dossier libanais. Nous sommes convaincus qu’après avoir été l’ambassadeur de France au Liban, vous serez l’avocat du Liban en France », a souligné Camille Menassa en conclusion.
Le métropolite grec-catholique de Beyrouth et de Byblos, Mgr Cyrille Bustros, a célébré une messe hier à l’intention de la France, en l’église de l’archevêché à la rue de Damas. Ont notamment pris part à l’office religieux l’ambassadeur de France, Denis Pietton, le responsable de presse à l’ambassade de France, François Abi Saab, le ministre du Travail, Sélim Jreissati, le député Michel Pharaon, l’ancien ministre Élias Hanna, l’ancien directeur administratif de L’Orient-Le Jour, Camille Menassa, le secrétaire général du Conseil supérieur grec-catholique, Ibrahim Traboulsi, et le conseiller de Mgr Bustros Souheil Abou Hala. Dans son homélie, Mgr Bustros a souligné que « le Liban a été, à travers son histoire ancienne et récente, la proie du péché et de la mort. Le message que le Christ ne...