Le ministre soudanais des Affaires étrangères a admis hier que l’armée sud-soudanaise (SPLA) s’était emparée de Heglig, zone pétrolière revendiquée par les deux pays, et estimé que cette « incursion en profondeur » sur le territoire soudanais était « la plus grave depuis la sécession du Soudan du Sud », en juillet 2011. Plus tôt dans la journée, le Parlement soudanais avait déjà décidé de suspendre les pourparlers avec Juba et de rappeler la délégation soudanaise participant à ces discussions à Addis-Abeba, sous l’égide de l’Union africaine (UA). Ces pourparlers avaient connu une avancée majeure en mars, avec l’annonce d’une visite historique début avril à Juba du président soudanais Omar el-Béchir pour un sommet avec son homologue sud-soudanais Salva Kiir, finalement annulée par des combats d’une ampleur dans la même zone de Heglig.
Les députés soudanais ont également annoncé une « mobilisation » et une mise « en alerte » de la population. Parallèlement, à Juba, le président de l’Assemblée nationale sud-soudanaise a lui aussi appelé les députés « à mobiliser la population » pour la préparer à un conflit avec le Nord, avertissant que « Khartoum pourrait chercher une vraie guerre ».
L’Union africaine (UA) a fait part hier « de sa grave préoccupation face à l’escalade » à la frontière. L’organisation a semblé affirmer qu’Heglig fait partie du territoire soudanais, évoquant « l’occupation de Heglig par les forces armées de la République du Soudan du Sud » et appelant « à leur retrait immédiat et inconditionnel ».
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine