L’arbitre a incontestablement donné un gros coup de pouce aux tenants du titre en leur accordant un penalty, assorti de l’exclusion du défenseur de QPR Derry, pour une faute bien légère sur Ashley Young, qui était incontestablement hors jeu. Rooney ouvre la marque et, à 10 contre 11, QPR ne pourra plus lutter... Andrew Yates/AFP
À six matches de la fin, l’écart entre les deux rivaux a grimpé à huit points. On ne voit pas pourquoi United, qui vient de marquer 34 points sur 36 possibles en deux mois, s’effondrerait brusquement, d’autant que son calendrier est plus favorable jusqu’à la ligne d’arrivée.
Les « Citizens », après avoir fait la course en tête jusqu’à début mars, ont craqué lors des cinq dernières journées, ne marquant que cinq points pendant que United faisait le plein. La défaite à Arsenal, indiscutable tant la supériorité des « Gunners » a été nette, a probablement été le faux pas de trop.
Même s’ils ont eu la malchance de perdre rapidement Yaya Touré, touché à un genou, les hommes de Roberto Mancini ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes dans un match où ils n’ont pas été à la hauteur de l’enjeu, surtout pas Balotelli, exclu après avoir asséné sa quatrième semelle de l’après-midi à la 89e minute.
Arsenal a dès le début été beaucoup plus entreprenant et, avec un peu plus d’efficacité devant le but, aurait dû faire la différence bien avant qu’Arteta ne surgisse pour placer de 25 mètres une superbe frappe au ras du poteau à trois minutes du terme.
Vingt-deuxième but de Rooney
Van Persie a trouvé le poteau en première période (15), puis Walcott et surtout Vermaelen, à trois mètres du but, ont manqué l’immanquable (76) lors d’une dernière demi-heure dominée de la tête et des épaules par les joueurs d’Arsène Wenger.
À part une timide réaction en début de seconde période, City, le plus souvent acculé dans sa moitié de terrain, n’a que rarement été dangereux. Les retours de Nasri et d’Agüero, absents la semaine dernière, n’ont pas suffi à redonner à l’équipe son tranchant du début de la saison.
Grâce à ce succès amplement mérité, les « Gunners », troisièmes avec deux points d’avance sur Tottenham et cinq sur le duo Chelsea-Newcastle, se sont rapprochés de la Ligue des champions.
Manchester United n’a pas non plus volé sa victoire, assurée par des buts de Rooney (15) et de Scholes (68). Rooney ne s’est pas fait prier pour profiter d’un cadeau de l’arbitre et inscrire son 22e but de la saison sur penalty, après quoi le match s’est réduit à un exercice d’attaque-défense dans lequel les joueurs d’Alex Ferguson n’ont pas spécialement brillé.
C’est finalement le vieux Scholes, 37 ans, qui a délivré Old Trafford en faisant mouche d’une superbe frappe de 25 mètres. C’était son troisième but depuis la fin de sa courte « retraite » au mois de janvier.
(Source : AFP)


