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Moyen Orient et Monde - France

Sarkozy accusé d’exploiter la lutte contre l’islamisme radical

Une nouvelle vague d’arrestations a été menée hier matin.

Une nouvelle vague d’arrestations dans les milieux islamistes a été menée hier matin, visant dix personnes. Denis Charlet/AFP

Le président français Nicolas Sarkozy était accusé hier de mettre en scène des arrestations d’islamistes radicaux, en pleine campagne pour sa réélection. Nicolas Sarkozy, qui fait un parallèle entre le traumatisme causé en France par les tueries de Toulouse et le 11-Septembre aux États-Unis, a proclamé la tolérance zéro à l’égard des islamistes radicaux susceptibles de commettre des actes violents.
Une nouvelle vague d’arrestations dans les milieux islamistes a été ainsi menée hier matin, la deuxième depuis les meurtres de militaires et d’enfants juifs commis entre le 11 et le 19 mars dans la région de Toulouse par un jeune jihadiste, Mohammad Merah. Les nouvelles arrestations visent 10 « individus isolés avec pour la plupart un profil à la Mohammad Merah » et non pas des membres d’un réseau, a précisé une source policière. Elles ont eu lieu notamment à Roubaix, Marseille, Bordeaux dans le cadre de huit enquêtes du parquet antiterroriste de Paris. Il s’agit de personnes susceptibles de s’être rendues en Afghanistan ou au Pakistan, ou de vouloir s’y rendre pour mener le jihad, selon des sources proches de l’enquête.
Parallèlement, treize islamistes arrêtés vendredi dernier ont été inculpés d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Neuf d’entre eux ont été mis en prison hier. Parmi eux figure le leader d’un groupuscule dissous Forsane Alizza (« Les Cavaliers de la fierté »), Mohammad Achamlane, chez qui des armes ont été saisies. Le groupe est soupçonné d’avoir envisagé l’enlèvement d’un magistrat juif de Lyon.
Les arrestations de vendredi dernier avaient été fortement médiatisées, et à Roubaix, les interpellations d’hier ont eu lieu devant des caméras. De même, le gouvernement a donné la plus grande publicité à des expulsions d’imams radicaux ou au refus d’accueillir en France des prédicateurs musulmans, comme le très controversé Youssef al-Qaradaoui.
Dès lors, des suspicions d’exploitation politique ont commencé à être avancées par les adversaires de Nicolas Sarkozy, à 18 jours du premier tour de l’élection présidentielle. « La sécurité et la mise en scène sont deux choses différentes », a attaqué le centriste François Bayrou, tandis que le parti d’extrême droite du Front national a fustigé la « gesticulation électoraliste » de Nicolas Sarkozy. François Hollande a estimé, quant à lui, que l’État aurait « dû » ou « pu, peut-être, faire davantage avant ». « Moi je suis pour la fermeté, pas pour le spectacle, et je suis toujours choquée de voir que les télévisions sont là », a affirmé de son côté la secrétaire générale du Parti socialiste, Martine Aubry.
Parallèlement, les chefs des services de renseignements français ont été entendus sur leur action dans l’affaire Merah par la délégation parlementaire au renseignement, sur fond de polémique entre la majorité et les socialistes. Son président, le député UMP Guy Tessier, a déclaré qu’aucune faille dans le suivi du tueur n’avait été décelée lors de cette audition, mais il s’est vu aussitôt reprocher d’avoir violé le secret-défense couvrant les travaux. « Les déclarations qui ont pu être faites à la suite de cette réunion n’engagent que leur auteur », ont ainsi déclaré les sénateurs PS Didier Boulaud, Jean-Louis Carrère et Jean-Pierre Sueur dans un communiqué. « Pour notre part, nous respecterons strictement le secret-défense, conformément à la loi », ajoutent-ils.

Un Merah allemand ?
Enfin, un communiqué mis en ligne hier sur un site généralement utilisé par el-Qaëda a menacé l’Allemagne de frappes menées par « un autre Mohammad Merah » au cœur de Berlin si une islamiste n’était pas libérée. Le communiqué, qui n’est pas signé, reprend l’exigence formulée fin mars par el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), qui a annoncé détenir un ingénieur allemand enlevé le 25 janvier au Nigeria et réclamé la libération d’une « femme musulmane » emprisonnée en Allemagne pour le relâcher.
Le texte est adressé « à la vieille femme (Angela) Merkel » et lui demande de « tirer leçon de ce qui s’est produit en France (...) et de libérer immédiatement Oum Seif Allah al-Ansariya ».
(Source : agences)
Le président français Nicolas Sarkozy était accusé hier de mettre en scène des arrestations d’islamistes radicaux, en pleine campagne pour sa réélection. Nicolas Sarkozy, qui fait un parallèle entre le traumatisme causé en France par les tueries de Toulouse et le 11-Septembre aux États-Unis, a proclamé la tolérance zéro à l’égard des islamistes radicaux susceptibles de commettre des actes violents.Une nouvelle vague d’arrestations dans les milieux islamistes a été ainsi menée hier matin, la deuxième depuis les meurtres de militaires et d’enfants juifs commis entre le 11 et le 19 mars dans la région de Toulouse par un jeune jihadiste, Mohammad Merah. Les nouvelles arrestations visent 10 « individus isolés avec pour la plupart un profil à la Mohammad Merah » et non pas des membres d’un réseau, a...
commentaires (2)

Ridicule, Saleh Issal, ou bêtises et imaginations futiles de cerveaux " si cerveaux il y en a " atteints de diarrhée cérébrale ?

SAKR LEBNAN

05 h 32, le 05 avril 2012

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Commentaires (2)

  • Ridicule, Saleh Issal, ou bêtises et imaginations futiles de cerveaux " si cerveaux il y en a " atteints de diarrhée cérébrale ?

    SAKR LEBNAN

    05 h 32, le 05 avril 2012

  • C'est idiot d'accuser Mr Sarkozy de cette manière. Cela revient à accuser Mr Sarkozy d'avoir gentiment demandé au terroriste islamique (c'est presqu'un pléonasme) de tuer deux arabes, trois juifs et deux français pour booster sa campagne électorale ! Le ridicule ne tue toujours pas.

    Saleh Issal

    04 h 09, le 05 avril 2012

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