A Inkhel dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le Sud, des combats entre armée et militaires dissidents qui ont attaqué des barrages militaires, ont eu lieu avant l'aube, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Dans la même province, des dizaines de bus transportant des soldats sont entrés à Daël où "les habitants craignent la poursuite de la campagne d'arrestations et de perquisitions", selon la même source.
Dans le nord-ouest, à Idleb, "de violents combats opposent les troupes et des déserteurs aux abords du village de Taftanaze. Quatre civils y ont été blessés et des maisons ont été brûlées par les soldats qui font usage de mitrailleuses et d'obus", selon l'ONG. "Un certain nombre de soldats ont été blessés et tués".
Dans la province de Damas, des combats similaires ont eu lieu à l'aube dans la ville de Douma, près de la capitale.
A Zabadani, des dizaines de bus transportant des soldats sont entrés dans cette ville (47 km au nord-ouest de Damas), où ils ont procédé à des perquisitions et arrestations, selon l'OSDH.
Dans la capitale même, les militants ont coupé lundi soir la longue rue du quartier de Mazzé menant à la place des Omeyyades en brûlant des pneus, ont indiqué les Comités locaux de coordination (LCC, opposition).
"Les jeunes libres ont coupé l'autoroute de Mazzé en solidarité avec les villes encerclées et sinistrées", ont écrit les LCC sur une vidéo mise en ligne et montrant des pneux incendiés. Des rues dans les quartiers de Kafar Soussé et Nahr Aïcha ont également été coupées.
L'émissaire international Kofi Annan a indiqué lundi au Conseil de sécurité de l'ONU que Damas avait accepté de commencer à mettre en oeuvre son plan de paix avant le 10 avril.
Le régime de Bachar al-Assad a promis à M. Annan d'entamer "immédiatement" un désengagement militaire de façon à l'avoir terminé le 10 avril, a précisé l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice.
Mais les médias syriens ont passé sous silence cette acceptation.
La Syrie est secouée depuis plus d'un an par un mouvement de contestation qui s'est militarisé. Les violences ont fait plus de 10.000 morts, en majorité des civils tués dans la répression, selon l'OSDH.


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