M. Torbey a rendu hommage à Denis Pietton, rappelant qu’il a passé tout le temps de sa mission à instaurer le dialogue et à mieux comprendre la nature complexe du système politique libanais. « À un moment où cette région connaît de grands bouleversements, les yeux des Libanais sont rivés sur les développements en Syrie, a-t-il poursuivi. Le gouvernement libanais a réussi jusque-là à prémunir le Liban contre les conséquences de ces incidents par l’adoption d’une politique sage qui consiste à ne pas se mêler des affaires internes de la Syrie. »
Le président de la Ligue maronite a espéré que la présence prochaine de Denis Pietton à la tête du département Afrique et Moyen-Orient au ministère français des Affaires étrangères sera utile pour éclairer d’un jour nouveau l’image qu’a la France de cette région. « Nous espérons que vous traduirez en toute objectivité nos sentiments d’inquiétude, afin que la France puisse préserver le Liban des répercussions négatives de la situation tragique en Syrie, et qu’elle reste aux côtés du Liban pluriel et libre face à ce défi », a-t-il dit.
Pour sa part, M. Pietton s’est dit heureux que le Liban ait passé le cap de deux années difficiles, et qu’il ait dépassé des échéances et des épreuves sans grandes répercussions sur sa situation interne. Il a espéré que le Liban restera inchangé dans ce qu’il représente de coexistence au Moyen-Orient, souhaitant que l’accord de Taëf soit amélioré, et qu’on ne touche pas aux questions qui font l’objet d’un consensus. Il a conclu que le changement politique en Syrie doit se faire rapidement et sans effusion de sang.
Enfin, M. Torbey a décerné à l’ambassadeur de France l’écusson de la Ligue maronite.

