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Moyen Orient et Monde - Tunisie

L’opposition tente d’unir ses rangs face aux islamistes

Minoritaire et éclatée à l’Assemblée nationale constituante (ANC), l’opposition tunisienne est déterminée à unir ses rangs au sein d’une large coalition pour peser sur la scène politique et faire face au parti islamiste Ennahda, vainqueur des élections du 23 octobre. Plusieurs fusions ou rapprochements ont eu lieu ou s’annoncent à gauche et au centre. Laminée aux élections, divisée, inaudible, l’opposition tente de relever la tête face à la « troïka » : les islamistes d’Ennahda, leurs alliés de gauche CPR (Congrès pour la République) et Ettakatol. « On est en train de tendre vers un régime théocratique, donc l’opposition veut s’organiser pour faire un équilibre entre deux forces : les islamistes qui veulent appliquer la charia et les libéraux qui défendent un État démocratique, moderniste et séculaire », explique le politologue Mounir Charfi.
Des formations politiques libérales et de gauche ont déjà annoncé leur projet de fusion telles que le mouvement Ettajdid, le Parti du travail tunisien et les Indépendants du pôle moderniste. D’autres, appartenant à la mouvance progressiste et centriste, sont en cours de finalisation comme le Parti démocrate progressiste (PDP), Afek Tounes et le Parti républicain.
Par ailleurs, l’ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi, qui a gouverné après la révolution et jusqu’aux élections d’octobre dernier, tente un come-back sur la scène politique, avec un grand meeting organisé samedi à Monastir, ville natale du père de l’indépendance Habib Bourguiba. Trois avocats tunisiens ont créé un comité de soutien et de défense de M. Essebsi en réponse à une plainte déposée à son encontre pour « crimes de torture » dans les années soixante, a indiqué Me Abdessatar Massoudi.

(Source : AFP)
Minoritaire et éclatée à l’Assemblée nationale constituante (ANC), l’opposition tunisienne est déterminée à unir ses rangs au sein d’une large coalition pour peser sur la scène politique et faire face au parti islamiste Ennahda, vainqueur des élections du 23 octobre. Plusieurs fusions ou rapprochements ont eu lieu ou s’annoncent à gauche et au centre. Laminée aux élections, divisée, inaudible, l’opposition tente de relever la tête face à la « troïka » : les islamistes d’Ennahda, leurs alliés de gauche CPR (Congrès pour la République) et Ettakatol. « On est en train de tendre vers un régime théocratique, donc l’opposition veut s’organiser pour faire un équilibre entre deux forces : les islamistes qui veulent appliquer la charia et les libéraux qui défendent un État démocratique, moderniste...
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