Au moins 2 000 personnes se sont recueillies autour des corps de Jonathan Sandler, 30 ans, de ses deux fils Arieh (5 ans) et Gabriel (4 ans), et de Myriam Monsonego (7 ans). Menahem Kahana/AFP
Israël a enterré hier dans l’émoi et la douleur les quatre victimes de la tuerie devant l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse, appelant à la fermeté contre l’antisémitisme et le terrorisme partout dans le monde. Les funérailles se sont déroulées deux heures durant dans le plus grand cimetière de Jérusalem, Har Hamenouhot (mont du Repos), dans le quartier de Givat Shaoul, en présence d’au moins 2 000 personnes. La foule s’est recueillie autour des corps de Jonathan Sandler, 30 ans, professeur de religion juive, de ses deux fils Arieh (5 ans) et Gabriel (4 ans), et de Myriam Monsonego (7 ans), fille du directeur de l’école. Les trois enfants sont franco-israéliens.
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, venu de Paris par le même avion que les corps et les familles des victimes, a évoqué « une tragédie nationale, une catastrophe qui a frappé la France ». « L’antisémitisme est pour nous insupportable. La France ne cédera pas au terrorisme », a assuré M. Juppé lors des funérailles. Premier à prendre la parole lors de la cérémonie, le président de la Knesset (Parlement), Reuven Rivlin, a affirmé que « tout Israël est avec nous pour condamner cet assassinat odieux ».
L’ensemble des dirigeants israéliens ont salué la position de la France et de son président Nicolas Sarkozy. « Je suis sensible à l’attitude claire et décisive du président Sarkozy et du gouvernement français contre cette horreur », a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu en recevant M. Juppé. « Nous devons combattre la propagande contre Israël et les juifs partout, contre des innocents, qui amène ces gens à commettre des actes aussi barbares », a-t-il ajouté. « Aujourd’hui, tout Israël est en deuil et pleure la mort d’enfants innocents et d’un père dévoué », a déclaré le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon. « Il y a un lien entre ce crime et les attentats qui ont visé récemment nos diplomates (en Inde et en Thaïlande) : c’est la haine des fanatiques islamistes contre tout ce qui ne s’identifie pas à l’islam radical », a-t-il estimé.
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, venu de Paris par le même avion que les corps et les familles des victimes, a...

