Sur une piste d’athlétisme, le prince Harry a affronté le triple champion olympique et détenteur de plusieurs records du monde, le Jamaïquain Usain Bolt. Pour l’anecdote : le prince a battu l’athlète... en trichant. Suzanne Plunkett/Reuters
« Jusqu’à cette semaine, on ne savait pas à quoi s’attendre sur le plan international de la part du prince qui a travaillé dur pour acquérir une réputation d’amateur de boîtes de nuit et de jolies filles », a noté le Times. Le fils cadet du prince Charles et de Diana, âgé de 27 ans, avait aussi défrayé la chronique en avouant avoir fumé du cannabis à 17 ans, en portant l’uniforme nazi lors d’une fête costumée en 2005 ou encore en donnant un coup de poing à des paparazzi trop pressants. Mais depuis, Harry a essayé de redorer son image en faisant ses classes en Afghanistan et en devenant copilote d’hélicoptère Apache, tout en conservant un naturel décomplexé. Un « caractère décontracté » qui « fonctionne bien » lors de cette tournée au Belize, aux Bahamas et en Jamaïque. Il se rendait dans la foulée au Brésil ce week-end.
« Le prince que l’on peut serrer dans ses bras a un succès fou », estime le Times, en référence à l’accolade peu protocolaire mardi entre le représentant de la reine et la Premier ministre jamaïcain, Mme Portia Simpson Miller. Harry, troisième dans l’ordre de succession au trône d’Angleterre, arrivait pourtant en « terrain miné » en Jamaïque, note le Daily Telegraph. Quelques heures avant de le recevoir, Portia Simpson Miller avait déclaré vouloir faire de son pays une République, dont la reine ne serait plus du coup le chef d’État, tout en restant dans le Commonwealth. Mais Harry a réussi une « offensive diplomatique de charme », estime le journal.
À l’occasion de sa tournée, organisée par la monarchie britannique qui excelle dans les opérations de communication, il s’est prêté aux dégustations de rhum, et pas seulement en trempant ses lèvres comme l’auraient fait d’autres membres de la famille royale : il a fait écrire à un journal local qu’il était ivre au Belize. Le palais Saint James, secrétariat du prince, s’est aussitôt plaint auprès de la publication, selon le Times. Le prince fêtard ne s’est pas non plus fait prier pour danser dès que l’occasion se présentait lors de sa tournée haute en couleur. Il a pu montrer sa « technique affûtée dans les boîtes de nuit londoniennes », selon le Sunday Telegraph. Et quand il s’est laissé aller à quelques mouvements un brin provocateurs, déclenchant l’hilarité et les applaudissements du public, il s’est rapidement ressaisi. Une attitude spontanée qui tranche avec la réserve de sa grand-mère, la reine Élisabeth II, la rigidité toute régalienne de son père et la politesse presque compassée de son frère, le prince William, très politiquement correct.
Lors de sa tournée, en plus des traditionnelles visites d’hôpital ou d’inauguration de rue, Harry s’est aussi retrouvé sur une piste d’athlétisme, en maillot aux couleurs de la Jamaïque, noir, vert et or. L’occasion d’affronter le triple champion olympique et détenteur des records du monde sur 100, 200 m et 4x100 m, le Jamaïquain Usain Bolt... et de le battre. Son secret ? La triche, a relevé la presse britannique. Harry a surpris l’athlète qui lui montrait comment placer ses pieds sur les starting-blocks en démarrant soudainement pour quelques mètres de course. « Bonnes ondes jamaïcaines avec le prince Harry... À bientôt aux JO » de Londres cet été, a réagi plus tard Usain Bolt sur Twitter.
(Source : AFP)


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Au moins c'est un prince sympathique qui aime la joie et la vie. Ah si les journaux londoniens venaient voir nos "princes" d'ici avec leurs figures émanant la mort !
20 h 21, le 08 mars 2012