"Nous ne pouvons pas accepter que l'Iran dispose d'un armement nucléaire car cela constituerait un danger pour l'existence de notre pays. Nous avons le droit, mais aussi le devoir, de nous défendre", a réaffirmé M. Netanyahu dans une interview à la "10", une chaîne de télévision privée.
"Nous serions très heureux si tout cela se réglait de façon pacifique, si l'Iran renonçait à son programme nucléaire, démantelait ses installations, en particulier à Qoms, et cessait l'enrichissement de l'uranium. Si les sanctions marchent, tant mieux. Mais on ne peut pas savoir", a-t-il ajouté.
Sur la première chaîne de télévision publique, M. Netanyahu a affirmé qu'il y avait une "différence de nature" dans l'approche américaine et israélienne concernant l'Iran. "Les Etats-Unis sont un grand pays et éloigné (de l'Iran), nous sommes moins grands et plus proches d'eux (les Iraniens)", a-t-il souligné.
"De ce fait, le rythme adopté par les Etats-Unis pour empêcher l'Iran de parvenir à l'arme nucléaire n'est pas le même que celui d'Israël (...). Nous nous trouvons actuellement au pic des menaces iraniennes", a ajouté le Premier ministre, sans plus de détails.
Il a également rappelé qu'Israël avait déjà agit seul sans que "cela porte atteinte aux relations avec les Etats-Unis", en citant l'exemple du raid israélien contre une centrale nucléaire en construction en 1981 en Irak, mené sans le feu vert des Etats-Unis.
L'Etat hébreu a multiplié ces dernières semaines les menaces d'une intervention militaire destinée à empêcher Téhéran d'effectuer des progrès irréversibles vers l'arme atomique.
Le président Obama, qui a reçu lundi M. Netanyahu, n'a pas exclu le recours à la force en dernier ressort, mais privilégié la voie diplomatique et les sanctions pour dissuader l'Iran d'avancer vers l'arme nucléaire. Téhéran affirme pour sa part que son programme nucléaire a un caractère pacifique.


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