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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Us

Mitt Romney espère marquer des points décisifs au « Supermardi »

Les électeurs de dix États américains se sont rendus aux urnes en ce « Supermardi », avec l’espoir pour Mitt Romney de marquer des points décisifs dans la course à l’investiture républicaine pour la présidentielle de novembre.
Les électeurs ont commencé à voter dès l’aube à Columbus, capitale de l’Ohio, État phare de la consultation, où Jim Ray, 46 ans, a confié qu’il s’était prononcé pour Mitt Romney. « Je pense tout simplement qu’il a les meilleures chances de gagner contre Barack Obama », a-t-il estimé. Harry Young a assuré, lui, avoir voté pour Rick Santorum, qui joue à fond la carte des valeurs chrétiennes. Mais cet ingénieur de 60 ans a avoué qu’il n’est « pas sûr du tout » que M. Santorum ou M. Romney puissent battre M. Obama. Les clés du scrutin d’hier étaient donc entre les mains des indécis comme Mark Kraft, un électeur de Dublin (Ohio), qui a hésité jusqu’au dernier moment. Cet électeur de 51 ans arborant un tee-shirt aux couleurs du drapeau américain a finalement choisi M. Santorum. « C’était comme jouer à pile ou face ». À Chattanooga, dans le Tennessee, Andrew Debosh, un industriel âgé de 30 ans, a choisi Newt Gingrich, très populaire dans le sud du pays. « Je pense que c’est le meilleur candidat pour les entreprises », a-t-il assuré, tout en reconnaissant que les chances de son champion étaient limitées. Un autre partisan de M. Gingrich est venu voter mais à reculons. « Je ne suis pas très confiant. Il n’y a pas un candidat qui représente toutes les valeurs des républicains. J’aimerais avoir un autre choix. C’était plus simple dans le passé », dit-il un peu dépité avant de partir sans donner son nom. Notons que deux mois après le coup d’envoi des primaires – organisées État par État –, l’électorat conservateur ne parvient toujours pas à s’unir derrière un candidat. Attirés successivement par le conservateur Gingrich, vainqueur en Caroline du Sud, puis par M. Santorum, auteur d’une surprenante série de victoires en février, les républicains sont plus divisés que jamais.
L’affrontement prolongé entre républicains n’est pas pour déplaire aux partisans de M. Obama, qui voient les chances de leur champion augmenter à mesure que les indicateurs économiques s’améliorent. Interrogé lors d’une conférence de presse sur ce qu’il avait à dire à Mitt Romney, M. Obama a répondu tout sourire : « Bonne chance pour ce soir », avant de passer à la question suivante.
Précisons que les 10 États du « Supermardi » doivent désigner plus de 400 délégués, sur les 1 144 nécessaires pour décrocher l’investiture. Parmi eux, la Géorgie (76 délégués), l’Ohio (66 délégués) et le Tennessee (58 délégués) sont les plus importants. Les délégués iront représenter leur candidat à la convention nationale du parti qui désignera formellement en août à Tampa (Floride) l’adversaire de M. Obama.
Dans l’Ohio, qui est aussi un des États-clés pour la présidentielle, MM. Romney et Santorum sont au coude-à-coude, selon les derniers sondages. M. Romney a réussi à remonter la pente ces derniers jours dans cet État après avoir enregistré jusqu’à 10 points de retard dans les sondages. Les deux autres candidats, Newt Gingrich et Ron Paul, arrivent loin derrière. M. Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants et ancien élu de Géorgie, n’est donné vainqueur que dans son État. Mais il espère que cette victoire relancera sa campagne. Lors d’une réunion publique, il s’est présenté comme le candidat des « idées ». Au niveau national, M. Romney mène en termes de délégués engrangés, avec 173 contre 74 pour M. Santorum, 37 pour M. Paul et 33 pour M. Gingrich, selon le site RealClearPolitics.
(Source : AFP)
Les électeurs de dix États américains se sont rendus aux urnes en ce « Supermardi », avec l’espoir pour Mitt Romney de marquer des points décisifs dans la course à l’investiture républicaine pour la présidentielle de novembre.Les électeurs ont commencé à voter dès l’aube à Columbus, capitale de l’Ohio, État phare de la consultation, où Jim Ray, 46 ans, a confié qu’il s’était prononcé pour Mitt Romney. « Je pense tout simplement qu’il a les meilleures chances de gagner contre Barack Obama », a-t-il estimé. Harry Young a assuré, lui, avoir voté pour Rick Santorum, qui joue à fond la carte des valeurs chrétiennes. Mais cet ingénieur de 60 ans a avoué qu’il n’est « pas sûr du tout » que M. Santorum ou M. Romney puissent battre M. Obama. Les clés du scrutin d’hier étaient donc entre...
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