« Israël doit toujours avoir la capacité de se défendre par lui-même contre toute menace », a déclaré M. Netanyahu lors d’une brève intervention dans le bureau Ovale, avant d’entamer une discussion avec M. Obama, avec lequel les relations n’ont pas toujours été simples. « Ma responsabilité suprême, en tant que Premier ministre israélien, est de veiller à ce qu’Israël reste maître de son destin », a encore dit M. Netanyahu, tout en remerciant M. Obama pour son appui au droit d’Israël à se défendre. Les liens « entre nos deux pays sont inaltérables », a affirmé M. Obama, renouvelant les assurances à l’État hébreu qu’il avait formulées la veille lors d’un discours devant la puissante organisation pro-israélienne Aipac. « Notre engagement envers la sécurité d’Israël est solide comme un roc », a-t-il lancé, ajoutant que « nous savons tous qu’il est inacceptable d’un point de vue israélien d’avoir un pays avec l’arme nucléaire qui appelle à la destruction d’Israël. Je me réserve toutes les options... Comme je l’ai dit hier dans mon discours lorsque j’ai dit que toutes les options étaient sur la table et c’est bien cela que j’ai voulu dire ». M. Obama a cependant estimé une nouvelle fois que la diplomatie avait encore une chance en Iran.
Tant le président des États-Unis que le Premier ministre israélien, qui a fait de la lutte contre le programme nucléaire iranien sa priorité, avaient posé ces derniers jours leurs jalons dans ce débat. Dimanche, M. Obama avait critiqué de façon à peine voilée la multiplication des menaces israéliennes d’attaquer l’Iran. « On parle trop de guerre », avait-il estimé devant l’Aipac. Cependant, il avait aussi tenté de rassurer son allié, réaffirmant être prêt à utiliser la force contre Téhéran si nécessaire. M. Netanyahu s’était félicité, lui, que le président américain ait réaffirmé que « toutes les options étaient sur la table » pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
Selon des analystes israéliens, M. Netanyahu espérait obtenir du président Obama lors de cette rencontre une promesse d’opération militaire américaine contre l’Iran ou, à défaut, un accord tacite pour une attaque israélienne. De son côté, la presse israélienne faisait part hier d’une certaine déception après le discours de M. Obama devant l’Aipac. Toutefois, la presse israélienne a reconnu que le président Obama a pris en compte, au moins en partie, les demandes israéliennes. Par ailleurs, une dirigeante palestinienne, Hanane Achraoui, a appelé quant à elle M. Obama à cesser de « dédouaner Israël de ses responsabilités ». Mme Achraoui, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a également jugé « décevant » le discours de M. Obama devant l’Aipac.
(Source : agences)


Ils ont la pétoche...
09 h 11, le 06 mars 2012