Plus d’une vingtaine de toiles sont accrochées à la Galerie 6* jusqu’au 17 mars. Elles sont signées Monique Chebli qui, par un exercice pictural abstrait, retrace les liens entre l’arbre et l’être humain.
À l’intérieur de la toile, l’être et les arbres ne font qu’un. (Photo Michel Sayegh)
Corps étirés, veines, cellules et artères, d’une part, troncs, branches et racines, de l’autre... toutes ces ramifications organiques se mélangent pour ne former qu’un seul être sur la toile de Monique Chebli. L’artiste est parvenue à instaurer sur ses espaces picturaux un lien entre le bois et l’être vivant, et à réaliser une radioscopie de vie. «À l’intérieur de la toile, l’être et les arbres ne font qu’un, les deux s’étirant dans une verticalité pour toucher le ciel et la lumière, nous sommes tous des arbres de vie», dit-elle.
Une quête intérieure C’est au moment où elle attendait un enfant que Monique Chebli, après des études de sciences politiques, s’est tournée vers la création artistique. «Certes, j’avais auparavant baigné dans une ambiance artistique, ma mère étant peintre. Aujourd’hui, cela fait plus de dix ans que je me suis consacrée totalement à cet art, ajoute-t-elle. Après avoir suivi des études et adhéré à des ateliers, ce travail a été un réel cheminement, en parallèle avec une quête personnelle.» Dans sa démarche actuelle, Monique Chebli a observé les tracés cardiaques reproduits sur papier. «Ils m’ont paru fragiles et évanescents, précise-t-elle. Je me suis ainsi demandée comment ces rythmes verticaux rattachaient – tout comme les racines d’un arbre – un souffle à la vie.» En collant les électrocardiogrammes sur la toile, en accumulant les différentes strates de peinture dessus, en couchant l’huile sur fond d’acrylique et en opposant des plages blanches évoquant les souffles respiratoires à des coins plus chargés (couleurs de terre et de lumière), l’artiste a pu reproduire cette recherche spirituelle qui l’habite et qui l’incite tous les jours à peindre. «En peignant, j’inspire et je suis inspirée», signale-t-elle. Tout en verticalité, ses lignes rythment, tel un métronome, les pulsations et les vibrations de l’être tout en reproduisant les multiples connexions qui font de l’organisme «une divine intelligence».
* Galerie 6, rue Abdel Wahab el-Inglisi. Tél. : 01/202281. Ouverture du mardi au vendredi, de 10h à 13h et de 15h à 18h. Et les samedis de 10h à 13h.
Corps étirés, veines, cellules et artères, d’une part, troncs, branches et racines, de l’autre... toutes ces ramifications organiques se mélangent pour ne former qu’un seul être sur la toile de Monique Chebli. L’artiste est parvenue à instaurer sur ses espaces picturaux un lien entre le bois et l’être vivant, et à réaliser une radioscopie de vie. «À l’intérieur de la toile, l’être et les arbres ne font qu’un, les deux s’étirant dans une verticalité pour toucher le ciel et la lumière, nous sommes tous des arbres de vie», dit-elle. Une quête intérieure C’est au moment où elle attendait un enfant que Monique Chebli, après des études de sciences politiques, s’est tournée vers la création artistique. «Certes, j’avais auparavant baigné dans une ambiance artistique, ma mère étant peintre....
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