Jean-Marc Mormeck (à terre), battu par arrêt de l’arbitre au 4e round, n’a pas réussi à créer l’exploit face à Vladimir Klitschko, s’inclinant largement dans sa quête de devenir le premier Français champion du monde des lourd, samedi lors d’un combat à Düsseldorf. Patrik Stollarz/AFP
Sous les yeux de 50 000 spectateurs acquis à sa cause, le géant ukrainien, tenant des titres mondiaux IBF, IBO, WBO et WBA, l’a emporté sur arrêt de l’arbitre.
Il s’agit de la 50e victoire par KO en 60 combats professionnels pour le cadet de la fratrie Klitschko.
Le Guadeloupéen, qui rendait 17 cm et 13 kilos à son adversaire, ne partait pas avec les faveurs des pronostics, d’autant que le boxeur n’avait combattu que trois fois chez les lourd.
La réalité a vite rattrapé le pari fou de Jean-Marc Mormeck, qui ambitionnait de devenir le premier Français champion du monde des poids lourd de l’histoire.
« Il n’y a rien pour arrêter. Je me relève à temps (...) Je ne suis vraiment pas sonné (...) C’est prématuré », a déploré Jean-Marc Mormeck au micro d’Orange Sport après cette défaite par arrêt de l’arbitre, qui met prématurément fin au dernier rêve du boxeur.
« Si, à chaque fois qu’un mec est touché, on arrête, il n’y a plus de boxe (...) À un moment donné, il faut me laisser m’exprimer », a ajouté le vétéran français du haut de ses 39 ans.
« C’est de la frustration parce que je suis lucide », a poursuivi l’ancien champion du monde des lourd-léger.
« J’étais un peu tendu (au début de la rencontre) », a-t-il toutefois reconnu.
Fort de son allonge interminable, le champion du monde a vite pris le dessus sur le Français, visiblement en manque de rythme et contraint de mettre un premier genou à terre dès le deuxième round.
Pour déjouer la stratégie défensive de Vladimir Klitschko, Jean-Marc Mormeck a tenté sans succès de se jeter sur son adversaire, mais a attendu la deuxième et troisième reprise pour commencer à lâcher ses coups.
Au quatrième round, l’Ukrainien a expédié un enchaînement gauche-droite qui fait chuter le Français sur le ring, avant la décision de l’arbitre.
« La route a été longue, mais je suis là. Il a tout essayé dans le deuxième et le troisième round (...) mais j’ai dominé », s’est félicité l’Ukrainien de 35 ans, invaincu depuis 2004.
Chez les lourds, l’histoire de la boxe se raconte toujours sans la France, qui n’avait pu compter jusque-là que sur Georges Carpentier en 1921 et Lucien Rodriguez en 1983 pour se risquer à combattre pour le titre mondial, déjà sans succès.
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