"Le Conseil européen reste déterminé à faire en sorte que les responsables des atrocités syriennes répondent de leurs actes" et "il va travailler" en vue de rassembler des éléments permettant de faire état des "crimes épouvantables" qui sont commis dans le pays, a déclaré le président de l'UE, Herman Van Rompuy, à l'issue d'un sommet à Bruxelles.
Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a jugé pour sa part que la situation en Syrie constituait "un scandale" vu la violence de la répression menée par le régime du président Bachar al-Assad.
Il a estimé que la ville de Homs, ancien bastion de la rébellion dans le centre de la Syrie, menaçait d'être "rayée de la carte"
Le Premier ministre britannique David Cameron a dénoncé de son côté la situation "effroyable" en Syrie et prévenu que le régime "criminel" du président Bachar al-Assad serait un jour tenu pour responsable.
"Ce qui importe à mes yeux est de rassembler les éléments de preuve et d'avoir une image de la situation de manière à ce que ce régime criminel réponde de ses actes et des crimes qu'il commet contre son peuple", a-t-il déclaré à Bruxelles en marge d'un sommet européen.
La France s'est prononcée cette semaine en faveur d'une saisine de la Cour de justice internationale.
La tâche sera toutefois difficile à ce stade car Damas ne reconnaît pas cette juridiction et donc la Cour ne pourra se pencher d'elle-même sur la situation dans le pays.
Il faudrait pour cela un feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU où la Syrie bénéficie du soutient de la Russie et des Chinois.


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