"Une résolution pour un cessez-le-feu humanitaire et l'accès de l'aide humanitaire dans les sites les plus menacés est en cours de discussion au Conseil de sécurité. On peut espérer que sur cette résolution-là, la Chine et la Russie ne mettront pas leur veto", a dit le ministre sur RTL.
Jusqu'à présent, la Chine et la Russie ont bloqué toutes les tentatives des Occidentaux et des pays arabes de faire adopter par le Conseil de sécurité des Nations unies des textes condamnant la répression conduite par le régime de Bachar al-Assad.
Alain Juppé n'a pas exclu un assouplissement de la position de Moscou après l'élection présidentielle russe, dont le premier tour aura lieu le 4 mars.
"C'est possible. Il est incontestable que le climat préélectoral en Russie conduit le régime à prendre des positions nationalistes, extrêmes d'une certaine manière", a dit Alain Juppé. "Il s'isole de plus en plus. Dans le monde arabe, la Russie est aujourd'hui profondément incomprise", a-t-il ajouté.
Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay, a ensuite précisé lors d'un point-presse que les discussions au Conseil de sécurité sur un projet de résolution "devraient s'ouvrir aujourd'hui" mardi.
"Le texte qui est sur la table prévoit notamment l'arrêt des violences, un accès immédiat et sans entraves à l'aide humanitaire aux sites les plus menacés et aux populations les plus vulnérables", a précisé M. Valero.
Réaffirmant qu'en Syrie, "on a franchi toutes les limites de la barbarie", Alain Juppé a confirmé le bilan du nombre des morts avancé par les organisations syriennes de droits de l'Homme depuis la contestation du régime, il y a presqu'un an.
"Les chiffres qui circulent sont validés par les organisations internationales. On est aux alentours de 8.000 morts, des centaines d'enfants qui ont été tués et même torturés", a-t-il dit.


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