« Les chiffres en notre possession indiquent qu’un second tour est inévitable. Nous avons gagné les plus grands départements du Sénégal » dont l’agglomération dakaroise, a déclaré Macky Sall, l’un des principaux candidats d’opposition et ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade. Un des responsables de sa campagne, Jean-Paul Dias, avait auparavant déclaré que M. Sall était au « coude-à-coude avec le président Abdoulaye Wade », ce dernier étant « autour de 34 à 36 % » et Macky Sall autour de « 32 à 34 % ». Des estimations non officielles, également publiées par la presse sénégalaise hier, que n’entend absolument pas confirmer le camp du président Wade, 85 ans, élu en 2000, réélu en 2007 et dont la candidature à sa propre succession est jugée « anticonstitutionnelle » par ses opposants.
« On est en train de collecter les résultats et rien ne permet de dire qu’il y aura un second tour », a déclaré pour sa part el-Hadj Amadou Sall, un des responsables de la campagne du président Wade. Selon lui, les derniers résultats en sa possession portaient sur « 8 % à 9 % » des votes et « il n’y a pas de tendance lourde ». Dans ce contexte, le président Wade a estimé hier que « tout est encore possible », sa victoire dès le premier tour ou la nécessité d’en disputer un second, alors que les résultats provisoires officiels devraient être communiqués aujourd’hui au niveau départemental et vendredi au niveau national, selon la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Le président Wade, hué dimanche lorsqu’il est allé voter dans son bureau de vote de Dakar et où il a d’ailleurs été devancé par Moustapha Niasse, a martelé pendant sa campagne que la victoire dès le premier tour était quasiment acquise, et un second tour constituerait pour lui et ses partisans un sérieux revers. D’autant que, sauf retournement de situation, le président sortant n’a plus de réserve de voix et que ses principaux opposants ont eu comme mot d’ordre commun « Tout sauf Wade », promettant de s’unir derrière le candidat le mieux placé en cas de second tour.
Et comme les autres candidats, Macky Sall s’est déclaré « fier » de l’attitude de ses compatriotes qui se sont mobilisés dans le calme dimanche après des violences préélectorales qui avaient fait en un mois de 6 à 15 morts selon les sources, suscitant la crainte de nouveaux incidents le jour du vote. Cependant, la mission d’observation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui avait déployé 150 observateurs, a indiqué hier qu’elle avait constaté que « le calme et l’ordre ont prévalu tout au long du scrutin » et que « aucun incident ni irrégularité majeurs n’ont été observés », concluant à « des conditions acceptables de liberté et de transparence ». La France a salué de son côté « la vitalité de l’esprit démocratique des Sénégalais ».
(Source : AFP)


Gorgui Wade mériterait de se reposer, il a eu un parcours politique des plus palpitants, les sénégalais ont démontré qu'ils savaient jouer le jeu démocratique je leur demanderai de ne pas brûler l'icône du sopi, celle qui les a fait rêver pendant 12 ans et bien avant. Il a réussi à déboulonner le parti socialiste d'Abdou Diouf , a reconstruit le pays, lui a donné un dynamisme inégalé en Afrique, je demanderai à mes compatriotes sénégalais de ne point être ingrats , et que s'ils ont eu des élections libres c'est que Wade a joué le jeu démocratique à fond, ce qu'aucun chef d'état africain n'a réussi à faire. Macky Sall ou Moustapha Niasse peu importe, l'esprit doit être reconduit et transporté pour que le Sénégal reste un phare dans ce que sera le rôle qu'on attend de l'Afrique en général, dans les décennies à venir. Rappelons tout de même que l'intégration des libanais d'origine en terre sénégalaise est une évidence, nous avons bénéficié des leçons de démocratie, de laicité et je pardonne à ceux qui les mettraient en doute, car ils ne savent pas, que Senghor le père fondateur de l'actuelle Sénégal nous a inculqué.Tous, immigrés libanais du début du siècle dernier, toutes confessions sans distinction, une énorme chance pour nous, au vu de ce qui se passe dans la patrie de nos grands parents.
08 h 13, le 28 février 2012