« Les préparatifs étaient terminés. L’attentat devait avoir lieu après l’élection présidentielle », a déclaré l’un des deux hommes arrêtés dans cette affaire, Adam Osmaïev, un Tchétchène de 31 ans, montré pendant un interrogatoire par la chaîne de TV pro-Kremlin Pervyi Kanal. Selon les services secrets russes, qui ont travaillé avec leurs homologues ukrainiens, le groupe dont faisait partie Osmaïev travaillait pour le compte de Dokou Oumarov, l’insaisissable chef de la rébellion islamiste dans le Caucase russe et « ennemi numéro un » du Kremlin. Le complot a été découvert par les services secrets ukrainiens après l’explosion d’une bombe le 4 janvier dans un appartement d’Odessa dans le sud de l’Ukraine et qui a fait un mort. Deux personnes avaient alors été arrêtées et l’une d’entre elles a reconnu travailler pour Oumarov, selon Pervyi Kanal.
Selon des responsables du FSB (services secrets russes) interrogés par la télévision, Adam Osmaïev a révélé l’existence d’explosifs cachés au centre de Moscou, près de l’avenue Koutouzovski, une artère régulièrement empruntée par le cortège de voitures de Vladimir Poutine. Ces explosifs « étaient assez puissants pour détruire un camion », a indiqué à la télévision un officier du FSB non identifié. Le site des islamistes proches de Dokou Oumarov, Kavkaz center, n’avait pas revendiqué cette opération hier en fin de journée.
Des experts se sont demandé pourquoi les autorités russes avaient attendu la semaine de l’élection présidentielle pour rendre publique cette affaire. « C’est une incroyable coïncidence que ces monstres aient été découverts aujourd’hui », a déclaré l’expert militaire indépendant Alexandre Golts.
Selon un décompte établi par les médias russes, il s’agirait de la sixième tentative d’assassinat de Vladimir Poutine.
(Source : AFP)


Bien vu, Pierre Hadjigeorgiou.
10 h 15, le 28 février 2012