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Poutine fustige le "cynisme" de l'Occident vis-à-vis de la Syrie et l'Iran

Le Premier ministre et candidat à la présidentielle russe de mars, Vladimir Poutine, a fustigé lundi l'attitude "cynique" de l'Occident vis-à-vis de la Syrie et mis en garde contre toute attaque militaire contre l'Iran, dans un article publié lundi.

M. Poutine a vigoureusement défendu le double veto de la Russie et de la Chine début février au Conseil de sécurité de l'ONU contre une résolution présentée par des pays occidentaux et arabes condamnant la répression en Syrie, allié de longue date de Moscou.

Les Occidentaux "manquent de patience pour élaborer une approche équilibrée" à l'égard de la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU, a écrit M. Poutine dans ce long texte, publié par le quotidien Moskovskie Novosti et consacré pour l'essentiel à la politique étrangère.

"Il ne restait plus qu'à demander que l'opposition armée fasse la même chose que les forces gouvernementales, c'est-à-dire que les unités de combat se retirent des villes", a-t-il ajouté.

"Se refuser à faire cela était cynique", a souligné M. Poutine, défendant la ligne de la diplomatie russe qui accuse l'Occident de privilégier l'opposition au détriment du régime de Bachar al-Assad.

La répression sanglante du mouvement de contestation en Syrie a fait plus de 7.600 morts depuis mars 2011, selon les organisations de défense des droits de l'homme.

"J'espère bien que les Etats-Unis et d'autres pays prendront en compte la triste expérience (de la Libye, ndlr) et n'utiliseront pas le scénario du recours à la force en Syrie sans l'approbation du Conseil de sécurité de l'ONU", a mis en garde M. Poutine.

Vladimir Poutine s'est également prononcé contre toute attaque militaire visant l'Iran, autre pays avec lequel Moscou entretient des relations commerciales et militaires.

"La Russie est alarmée par la menace croissante d'une attaque militaire contre ce pays. Si cela se produit, les conséquences seront vraiment catastrophiques. Leur véritable ampleur est impossible à imaginer", a écrit M. Poutine.

L'Iran est soupçonné par les pays occidentaux de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil. Ces dernières semaines, Israël, ennemi juré de la République islamique, a soufflé le chaud et le froid sur la possibilité de bombarder des installations iraniennes.

Réitérant les critiques de la Russie contre l'intervention des forces de l'Otan en Libye -- autre allié de Moscou -- M. Poutine a estimé que le soutien des Occidentaux au Printemps arabe pouvait être motivé par des intérêts commerciaux.

"Il ressort que dans des pays touchés par le Printemps arabe, comme ce fut le cas auparavant en Irak, les entreprises russes ont perdu les positions qu'elles avaient développées pendant des décennies sur des marchés locaux", a estimé M. Poutine.

"Il se peut que ces événements tragiques aient été d'une certaine manière stimulés non pas par le respect des droits de l'homme mais par les intérêts de certains pour la redistribution des marchés", a-t-il ajouté.

Dans cet article abordant les relations avec l'Asie, l'Europe, et les Etats-Unis, M. Poutine insiste particulièrement sur le développement des liens avec la Chine et l'Union Européenne, et critique les Etats-Unis.

"Les Américains sont obsédés par l'idée de vouloir être totalement invulnérables, mais cela est utopique. C'est précisément là le fond du problème", a-t-il estimé.
Le Premier ministre et candidat à la présidentielle russe de mars, Vladimir Poutine, a fustigé lundi l'attitude "cynique" de l'Occident vis-à-vis de la Syrie et mis en garde contre toute attaque militaire contre l'Iran, dans un article publié lundi.M. Poutine a vigoureusement défendu le double veto de la Russie et de la Chine début février au Conseil de sécurité de l'ONU contre une résolution présentée par des pays occidentaux et arabes condamnant la répression en Syrie, allié de longue date de Moscou.Les Occidentaux "manquent de patience pour élaborer une approche équilibrée" à l'égard de la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU, a écrit M. Poutine dans ce long texte, publié par le quotidien Moskovskie Novosti et consacré pour l'essentiel à la politique étrangère."Il ne restait plus qu'à demander que...