Pour Israël, la chute du régime syrien casserait l’axe Damas-Téhéran
Le nucléaire iranien au cœur de la future rencontre Obama-Netanyahu.
OLJ /
le 27 février 2012 à 00h36
Le ministre israélien chargé des Services de renseignements Dan Meridor a estimé hier qu’une chute du régime syrien de Bachar el-Assad casserait « l’axe » avec l’Iran et son président Mahmoud Ahmadinejad, et bénéficierait à Israël. Il s’est toutefois refusé de soutenir publiquement une intervention militaire contre le régime syrien. « Nous ne donnons pas de conseils, pratiquement tout le monde arabe est contre ce régime. Il faut attendre pour voir ce qu’il en résultera », a-t-il relevé. Interrogé sur les risques d’une éventuelle guerre contre Israël, que pourrait déclencher le président Assad pour tenter de sauver son régime, il a affirmé : « Je ne crois pas que cela soit à l’ordre du jour, mais l’armée israélienne est prête à faire face à toute éventualité. » M. Meridor a par ailleurs critiqué la position de la Russie qui joue selon lui le rôle de « bouclier pour défendre l’axe Iran-Syrie-Hezbollah en empêchant la communauté internationale d’agir sous le parrainage de l’ONU contre le régime Assad ». Depuis le début en mars 2011 de la révolte réprimée dans le sang par le régime, l’Iran ne cesse d’affirmer son soutien à Damas, son principal allié au Moyen-Orient, en accusant Israël et l’Occident d’encourager les violences pour affaiblir le front anti-israélien dont la Syrie constitue le pivot. Parallèlement, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué hier que le programme nucléaire controversé de l’Iran serait le principal sujet de ses discussions le 5 mars à la Maison-Blanche avec le président Barack Obama. « Pour ceux qui en avaient encore besoin, le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a fourni dans son dernier rapport une confirmation claire et nette que les estimations d’Israël sur le programme nucléaire iranien sont justifiées », a-t-il dit à la séance hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, selon un communiqué de son bureau. « L’Iran continue à avancer à pas rapides et avec arrogance dans son programme nucléaire, en méprisant totalement les décisions de la communauté internationale », a-t-il ajouté, en précisant que cette question serait « le principal sujet » à l’ordre du jour de sa rencontre avec M. Obama. L’AIEA avait reconnu vendredi dans son rapport trimestriel des « divergences majeures » avec Téhéran sur la clarification de son programme nucléaire soupçonné par l’Occident d’avoir des visées militaires, malgré les démentis iraniens. Pendant ce temps, Israël reste soumis à des pressions redoublées des États-Unis et des Européens pour ne pas attaquer l’Iran et donner une chance aux sanctions internationales censées contraindre Téhéran à renoncer à ce programme. Mais ces dernières semaines, Israël a soufflé le chaud et le froid d’une façon fort ambiguë sur la possibilité de mener des bombardements destinés à paralyser les ambitions de Téhéran, sans oublier que l’État hébreu est souvent présenté comme la seule puissance nucléaire au Proche-Orient. (Source : AFP)
Le ministre israélien chargé des Services de renseignements Dan Meridor a estimé hier qu’une chute du régime syrien de Bachar el-Assad casserait « l’axe » avec l’Iran et son président Mahmoud Ahmadinejad, et bénéficierait à Israël. Il s’est toutefois refusé de soutenir publiquement une intervention militaire contre le régime syrien. « Nous ne donnons pas de conseils, pratiquement tout le monde arabe est contre ce régime. Il faut attendre pour voir ce qu’il en résultera », a-t-il relevé. Interrogé sur les risques d’une éventuelle guerre contre Israël, que pourrait déclencher le président Assad pour tenter de sauver son régime, il a affirmé : « Je ne crois pas que cela soit à l’ordre du jour, mais l’armée israélienne est prête à faire face à toute éventualité. » M. Meridor a par...
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