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Liban

Nasrallah : Rester à l’écart des problèmes régionaux... et garder le cabinet Mikati

À l’occasion de l’écoulement d’une semaine après le décès du père de l’ancien secrétaire général du Hezbollah Abbas Moussaoui, sayyed Hassan Nasrallah a voulu rappeler certains principes de base sur les sujets d’actualité. Il a ainsi insisté sur le fait que les États-Unis et Israël veulent l’effritement de la région, tout en y provoquant le chaos et les conflits, après avoir échoué à instaurer un Nouveau Moyen-Orient. En voulant le chaos en Syrie, ils le veulent aussi pour le Liban, et c’est pourquoi, selon sayyed Nasrallah, il faut s’éloigner de tout ce qui pourrait inciter à la discorde et aux dissensions confessionnelles.
Au sujet du gouvernement, sayyed Nasrallah a répété l’importance de son maintien en place, ajoutant toutefois que cela ne doit pas devenir un prétexte pour que ce gouvernement soit improductif. Il a aussi expliqué que la politique « de rester à l’écart » est un compromis qui a pour objectif de maintenir le gouvernement en fonctions.
Le secrétaire général du Hezbollah a invité ses auditeurs à chercher les doigts d’Israël et plus généralement des Juifs (je sais, a-t-il dit, que l’on va m’accuser d’antisémitisme), derrière tout ce qui se passe, notamment derrière les tentatives de semer le chaos dans la région. Selon lui, Israël ne veut pas d’un Irak fort, ce serait donc la raison des attaques actuelles, même si les exécutants sont parfois des extrémistes, car, selon les données des services irakiens, ces mouvements sont infiltrés par les services américains et israéliens.
C’est aussi dans cette optique que Nasrallah place les dernières menaces d’effacer le Liban de la carte du monde attribuées au Premier ministre israélien. Il a toutefois ajouté que de telles menaces n’effraient nullement la résistance qui a affronté Israël même lorsque celui-ci était considéré comme très puissant. Selon lui, la région traverse actuellement une période très sensible. Après la décennie 2000-2010, au cours de laquelle il s’agissait de liquider la cause palestinienne et de créer un Nouveau Moyen-Orient, c’est désormais la période où il s’agit de partager la région et de l’entraîner dans des conflits interminables. C’est pourquoi, a martelé sayyed Nasrallah, il faut tout faire pour encercler, étouffer et empêcher l’extension vers d’autres scènes de la discorde. Au Liban, cela signifie que tout le monde peut exprimer son opinion, sur la crise syrienne et sur tous les points qu’il souhaite évoquer, mais en évitant de faire de l’incitation confessionnelle et autres.
Sayyed Nasrallah est revenu sur les accusations portées contre le gouvernement d’être celui du Hezbollah, et lui-même d’être son guide, en rappelant que ce gouvernement a été combattu dès le premier jour. Or il est clair qu’il est formé de plusieurs composantes parfois en mésentente entre elles, et il a ajouté que le Hezbollah constitue la composante la plus modeste du gouvernement, même s’il déploie tous les efforts possibles pour le maintenir en place et assurer la coopération entre ses composantes.
Il a aussi pressé le gouvernement de se pencher sur le dossier des ressources pétrolières et gazières, « pour mettre un terme à l’endettement en utilisant la richesse que Dieu nous a donnée. Regardez un peu : pendant que certains discutent des armes du Hezbollah, les Israéliens construisent des installations et veulent les protéger des armes du Hezbollah. Ils pillent systématiquement les ressources qui appartiennent aux Palestiniens ». Selon Nasrallah, il ne faut surtout pas compter sur l’aide de la communauté internationale qui ne donne rien sans contrepartie, ajoutant que la décision souveraine ne peut être garantie si on est lié à l’étranger. Il a rappelé comment les États-Unis sont en train d’utiliser l’arme économique contre l’Égypte et indirectement contre Gaza privée d’électricité.

La Syrie, le Hezb et la place Tahrir
Évoquant les dernières accusations portées contre le Hezbollah et le Hamas qui, selon l’ancien ministre de l’Intérieur égyptien actuellement sous les verrous, auraient tiré contre les manifestants place Tahrir, Nasrallah les a qualifiées de ridicules. « Elles sont si énormes qu’elles n’ont même pas été reprises par certains ici... On a ensuite accusé le Hezbollah d’édifier des bases en Amérique latine, puis en Afrique et bientôt en Inde », a déclaré Nasrallah qui a demandé à ses partisans de ne pas se laisser influencer, leur rappelant que le Hezbollah n’intervient pas dans les affaires internes d’un pays, ne prenant en compte que les considérations stratégiques.
Dans ce contexte, il a insisté sur la volonté des États-Unis et leurs alliés de laisser la Syrie plonger dans le chaos, en poussant vers une lutte entre les Syriens ou entre les Arabes, sans vouloir envoyer un seul soldat américain ou de l’OTAN en Syrie, mais en interdisant toute solution politique. « Il faut donc écouter, comme ils disent, le peuple en Syrie, mais pourquoi pas à Bahreïn ou en Arabie saoudite, où il est interdit de s’exprimer, notamment à Katif et Awamiya, la région la plus riche en ressources du royaume, mais la plus pauvre économiquement... » Il a ajouté que le régime syrien a proposé le dialogue, mais que l’opposition a rejeté cette offre.
Selon Nasrallah, les Américains et les Israéliens ne parviendront pas à leurs fins, car il existe une prise de conscience dans le monde arabo-islamique de la réalité de leurs projets et les Américains ne parviendront pas, selon lui, à redorer leur image dans le monde arabo-musulman, tant qu’ils continueront à ne tenir compte que d’Israël...
À l’occasion de l’écoulement d’une semaine après le décès du père de l’ancien secrétaire général du Hezbollah Abbas Moussaoui, sayyed Hassan Nasrallah a voulu rappeler certains principes de base sur les sujets d’actualité. Il a ainsi insisté sur le fait que les États-Unis et Israël veulent l’effritement de la région, tout en y provoquant le chaos et les conflits, après avoir échoué à instaurer un Nouveau Moyen-Orient. En voulant le chaos en Syrie, ils le veulent aussi pour le Liban, et c’est pourquoi, selon sayyed Nasrallah, il faut s’éloigner de tout ce qui pourrait inciter à la discorde et aux dissensions confessionnelles.Au sujet du gouvernement, sayyed Nasrallah a répété l’importance de son maintien en place, ajoutant toutefois que cela ne doit pas devenir un prétexte pour que ce gouvernement...
commentaires (4)

On est dans la constance des analyses de ce que dit H.N, on analyse l'homme et on fait impasse sur ce qu'il dit. Son discours est comme d'habitude, clair précis et directionnel, israel est la cause de tous nos malheurs, avait il besoin de rappeler cette évidence, apparemment oui, au Liban on a les portugaises ensablés pour certains. Mais sans vouloir rappeler ses mises en garde qui sont plus que de mise, j'ai vu un homme tranquille, sûr de sa force, inébranlable et ma peur aujourd'hui serait que la Syrie de Bashar, en voie de se sortir de ce complot ne le fasse pas au détrimens d'un accord sur le dos de la résistance, en pays de cocagne tous les paramètres sont à prendre en compte.

Jaber Kamel

07 h 56, le 26 février 2012

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Commentaires (4)

  • On est dans la constance des analyses de ce que dit H.N, on analyse l'homme et on fait impasse sur ce qu'il dit. Son discours est comme d'habitude, clair précis et directionnel, israel est la cause de tous nos malheurs, avait il besoin de rappeler cette évidence, apparemment oui, au Liban on a les portugaises ensablés pour certains. Mais sans vouloir rappeler ses mises en garde qui sont plus que de mise, j'ai vu un homme tranquille, sûr de sa force, inébranlable et ma peur aujourd'hui serait que la Syrie de Bashar, en voie de se sortir de ce complot ne le fasse pas au détrimens d'un accord sur le dos de la résistance, en pays de cocagne tous les paramètres sont à prendre en compte.

    Jaber Kamel

    07 h 56, le 26 février 2012

  • Il a mis de l'eau dans son arack...ah non,çà c'est pas possible..;dans son café alors....tant mieux.Ce n'est pas que j'y croies beaucoup,mais nous devons accueuillir favorablement tout ce qui peut,ne serait ce qu'un peu,calmer les choses chez nous.Là,plus d'index vengeur...mains des mains ouvertes...plus d'invectives,mais un discours(apparent) de modération...acceptons en l'augure...parfois,la forme finit par induire le fond.Si tous nos hommes politiques en faisaient de même...on ne sait jamais...

    GEDEON Christian

    03 h 16, le 26 février 2012

  • Deux observations : 1-Concernant le gouvernement, qui "n'est pas le gouvernement du Hezbollah", mais néanmoins indispensable au Hezbollah, sayyed Nasrallah émet un message clair au général Aoun : S'il vous plaît, ne me créez plus de problèmes au sein du gouvernement dont la stabilité doit être priorité absolue 2-Sayyed Nasrallah dit qu'Israel, appuyé inconditionnellement par les Etats-Unis, "désire entraîner le Moyen-Orient dans des conflits interminables et qu'il faut tout faire pour étouffer toute discorde". Il y a des années que des avertissements sages sont adressés au Hezbollah et à son secrétaire général même, leur demandant d'éviter tout ce qui peut aboutir à une discorde interminable, notamment sunnito-chiite, au Liban et dans la région, ce qui réalise le rêve d'Israel. Or tout ce que le Hezbollah fait depuis 2005 n'est qu'éteincelles répétées d'une discorde interlibanaise interminable, surtout sunnito-chiite. La politique du doigt levé, les menaces, les accusations arbitraires de trahison, les invasions de Beyrouth-Ouest et de l'aéroport, l'armement de groupes sunnites de toutes sortes, les chemises noires déployées pour changer les majorités et imposer les gouvernements, la protection des accusés par le TSL de l'assassintat de Rafic Hariri; tout cela n'est-il pas le meilleur chemin pour une discorde interlibanaise, notamment sunnito-chiite, interminable ?

    Halim Abou Chacra

    02 h 31, le 25 février 2012

  • Leur verbiage logorrhéique à ces "vociférants" devient assez assourdissant ! Alors qu’on les invite à prendre leurs responsabilités de "majoritaires résistants" et gouverner avec cet "Avatar" de gouvernement enfin, ils n’allaient pas laisser passer si belle occasion de faire savoir dans quelle contrée "Horriblement Libre !" ils vivaient : Le Liban, c’est quoi ça ce Liban parlementariste, moderniste, et en sus Démocratique ? Où l’on est-là ? Ils osent comparer ce Liban-ci, ces Sains 14 Marsiens-là, au "Système chéri waliiyo-fakihien" frère de "l’autre Assadiot-baassdiot" archaïco-rétro ancien moudéél jauni, à eux, ces "Malsains-là" ? Quand on a un si beau Trophée méditerranéen et levantin comme le Liban, on ne le lâche pas pour l’ombre d’une similiexotique "wilâya caillouteuse et rocailleuse semi-désertique". Non mais ! Surtout, s'il est habité ce Pays par un Libanais Sain qui, si ça se trouve, n’a même pas en sa possession un simple couteau suisse. En vérité, s’il faut s’en remettre à de tels "non-harmonieux", autant être de corvée à leur place et d’enfin réellement Lutter en tant que Véritables Résistants Sains ! Non peut-être !? Mais bon, passons. Inutile de se faire des illusions à leurs propos, "ces atterrants-là non-appétissants" qui ne doutent de rien, et pourfendent au nom de leur "waliiyofakihisme baassyrien" et de leur idéologisme sectaire "fakîhien" soi-disant chiite authentique !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    21 h 50, le 24 février 2012

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