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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Coran brûlé : Obama présente ses excuses au « peuple afghan »

Nouvelles émeutes en Afghanistan, deux soldats américains et 12 manifestants tués.
Le président Barack Obama a présenté hier ses excuses au « peuple afghan » pour l’incinération d’exemplaires du Coran sur ordre d’un officier américain. « Je vous présente, ainsi qu’au peuple afghan, mes excuses les plus sincères », a écrit M. Obama à son homologue afghan Hamid Karzaï, invoquant une « erreur (...) commise par inadvertance », selon Kaboul. « L’erreur » est le fait d’un « officier américain » qui, « par ignorance », a ordonné l’incinération du livre sacré de l’islam, selon un communiqué des services de M. Karzaï. Le « responsable » devra « rendre des comptes », a ajouté M. Obama cité dans ce texte.
Alors que le président Karzaï avait « appelé au calme » mercredi soir, de nouvelles émeutes se sont produites hier dans plusieurs provinces, des milliers de personnes marchant aux cris de « Mort à l’Amérique ». Au troisième jour de ces émeutes, trois manifestants ont été tués par balles, venant s’ajouter aux neuf qui ont péri la veille. « Nous voulons que les coupables soient jugés. Les excuses, ce n’est pas assez », scandaient notamment les protestataires dans la province de Kunar. Dans celle de Nangarhar, deux soldats américains ont été tués lors d’une manifestation par un soldat afghan, qui a retourné son arme contre eux. Toujours dans le Nangarhar, un protestataire a été tué par l’armée afghane alors qu’il participait à l’attaque d’une base américaine. Deux autres manifestants ont été tués dans l’Oruzgan par des tirs de provenance inconnue, ont indiqué les autorités locales. Des manifestants ont également essayé de marcher sur la base française de Nagrab, en Kapisa. L’armée afghane, qui les en a empêchés, a blessé deux hommes par balle, selon une source policière.
Ces manifestations ne pouvaient intervenir à un pire moment pour les États-Unis, qui veulent retirer progressivement et sans trop d’embûches leurs 100 000 soldats combattants d’Afghanistan d’ici à fin 2014, en laissant un pays pacifié, notamment grâce aux discussions de paix qu’ils tentent de lancer avec les talibans au Qatar. Le sentiment antiaméricain n’a jamais été aussi fort dans la population en 10 ans de conflit, au diapason des bavures de l’OTAN qui tue relativement fréquemment des civils et de diverses affaires récentes de profanations ou autres actes jugés blasphématoires à l’égard de l’islam. C’est d’ailleurs sans doute pour tenter d’étouffer cette nouvelle flambée de violences qu’en amont du président Obama, de hauts responsables américains, à Washington comme à Kaboul, se sont confondus en excuses auprès du « peuple afghan », en plaidant « l’ignorance » et « l’erreur ».
Quant aux talibans, ils paraissent hésitants. Hier, ils ont appelé les Afghans à « attaquer courageusement les bases militaires des envahisseurs, leurs convois militaires, les tuer, les capturer, les frapper et leur donner une leçon » afin de « défendre le livre saint ». Mais la veille, leur porte-parole Zabiullah Mudjahid, tout en condamnant l’affaire, avait assuré que la « profanation » du Coran « n’affecterait pas le processus au Qatar », où les rebelles pourraient ouvrir un bureau de représentation pour discuter avec les États-Unis.

(Source : AFP)
Le président Barack Obama a présenté hier ses excuses au « peuple afghan » pour l’incinération d’exemplaires du Coran sur ordre d’un officier américain. « Je vous présente, ainsi qu’au peuple afghan, mes excuses les plus sincères », a écrit M. Obama à son homologue afghan Hamid Karzaï, invoquant une « erreur (...) commise par inadvertance », selon Kaboul. « L’erreur » est le fait d’un « officier américain » qui, « par ignorance », a ordonné l’incinération du livre sacré de l’islam, selon un communiqué des services de M. Karzaï. Le « responsable » devra « rendre des comptes », a ajouté M. Obama cité dans ce texte.Alors que le président Karzaï avait « appelé au calme » mercredi soir, de nouvelles émeutes se sont produites hier dans plusieurs provinces, des milliers...
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