« Les images de mort et de destruction (à Homs) rappellent aux Libanais les blocus d’Achrafieh et de Zahlé et le pilonnage des régions est et de Tripoli par l’armée syrienne dans les années soixante-dix et à la fin des années quatre-vingt », note un communiqué du comité exécutif du BN à l’issue d’une réunion. « Elles nous rappellent aussi les raids israéliens sur Beyrouth et la banlieue sud au cours des guerres menées par l’entité sioniste en 1982 et en 2006. »
« Le plus surprenant, ajoute le communiqué, c’est de voir que celui qui était la cible des orgues de Staline syrienne et celui qui résistait contre Israël se ranger aujourd’hui aux côtés (du régime) qui bombarde son peuple et ses villes. » « En quoi les pleurs des enfants de Homs diffèrent-ils de ceux du Liban-Sud et de la banlieue sud de Beyrouth ? » s’interroge le BN.
Pour lui, les prises de position du gouvernement « ont prouvé que celui-ci est une carte au service d’une volonté régionale que l’on nomme forces de la moumanaa ». « Comme (le leader du Hamas à Gaza) Ismaïl Haniyé a été convoqué à Téhéran pour se voir signifier l’opposition à l’accord entre le Hamas et le Fateh, de même on a envoyé (au Premier ministre) Nagib Mikati un message par le biais des troubles provoqués à Tripoli lorsqu’il était réuni avec le président français. »
« Ce gouvernement implique le Liban dans le conflit des axes au Moyen-Orient et il est le plus loin possible de la politique du “maintien à l’écart” dont il se prévaut pour éviter au Liban les retombées de la crise syrienne », conclut le BN.

