Gucci automne-hiver 2012-2013. Photo Pixelformula.
Les ensembles tapisserie en brocard ou en velours dévoré, enrichis de broderies aux motifs floraux, rappellent une époque lointaine. Tout comme les chemisiers en mousseline de soie transparente aux manches ballons et aux cols bouillonnant de ruches, dont les broderies cachent avec sensualité un bout de sein.
Gants en cuir noir, tout comme les bottes à talons aiguilles dans lesquelles se glissent un pantalon d’équitation, une veste à boutons dorés de hussard jetée sur l’épaule, notre princesse est prête à chevaucher les steppes par les températures les plus rigides. Couverte d’une lourde pelisse ou, mieux, d’une maxi-cape. La garde-robe se complète par de fluides costumes pyjamas en soie peinte et de longues robes portefeuilles façon peignoir au décolleté plongeant. Des cristaux et des sequins brillants rampent le long des robes de soirée en tulle plissé jusqu’à recouvrir les épaules.
Mêmes jeux d’optique coquins chez Alberta Ferretti. Mais ici ce sont des plumes légères ou de fines perles qui couvrent avec grâce corsages et robes en voile transparent. Avec leurs cheveux tirés dans de sévères chignons, les mannequins ont quelque chose de troublant. Hissées sur des bottines à lacet, les bras recouverts d’interminables gants en cuir noir, elles portent des robes en velours avec des empiècements en cuir aux formes géométriques, ou qui mélangent pans de voile et de satin. Robes et manteaux sont gansés, les coutures suivant l’architecture du corps comme une armure. Quelques couleurs vives, comme ces fourrures bleu électrique ou fuchsia, ou ces robes rouge ou mauve, insufflent une touche d’extravagance à cette collection sobre d’une grande élégance.
Chez John Richmond, les bottes ou bottines sont lacées façon patineuses et les gants remplacés par de maxi-mitaines en cuir tout aussi sexy. Le styliste anglais propose lui aussi des chemisiers transparents avec des jeux de plissés en cuir sur l’avant. Ou encore des robes au crochet genre filet de pêcheur.
Les robes courtes évasées sont elles aussi gansées, rappelant les bustiers et les baleines des jupes panier. Les tailleurs aux vestes cintrées prince-de-galles s’encanaillent d’une capuche doublée en cuir. La veste « Chanel » se porte sur une jupe en stretch moulante et zippée sur le côté.
On retrouve cet esprit désinvolte chez Kristina Ti, qui propose des micro-robes à bretelles et des combinaisons-shorts ajourées, portées jambes nues avec chaussettes montantes et bottes fourrées.
Spécialisée dans les tailles fortes, Elena Mirò exalte les formes. Une fente latérale vient dérider une robe à la coupe épurée. Un décolleté généreux laisse entrevoir la broderie d’un soutien-gorge. Les manteaux s’enrichissent d’empiècements en fourrure ou en cuir. Des robes en strass incrustées de pierres égayent une collection aux couleurs neutres. Objectif : le marché russe, où la marque aimerait se développer.


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