Certes, si la situation est quelque peu compromise en championnat, avec quatre points de retard sur Dortmund, le Bayern peut encore poursuivre le rêve de sacre européen lors du match retour le 13 mars dans son Allianz Arena, là où est prévue la finale.
Mais, pour cela, il faut « se réveiller, réagir », a prévenu le patron Karl Heinz Rummenigge, réclamant à l’équipe de faire sienne la devise des Trois Mousquetaires – un pour tous, tous pour un – pour « sortir de la m... dans laquelle on s’est mis durant les dernières semaines ».
« On a la finale le 19 mai et vous ne pouvez tout simplement pas disparaître dès le 2e tour », a-t-il martelé, appelant à « plus d’agressivité » sur le terrain.
Et non pas dans le vestiaire où certains joueurs auraient exprimé haut et fort leur mécontentement. Sans compter la réaction de Franck Ribéry, qui a exprimé sa désapprobation d’être rappelé sur le banc (71e) en ignorant totalement le coach Jupp Heynckes.
Comme beaucoup, Rummenigge ne comprend pas ce qui s’est passé depuis le Nöel heureux d’un Bayern champion d’automne, tout en joie lors du stage ensoleillé au Qatar, à célébrer l’anniversaire du président Uli Hoeness et le retour de Bastian Schweinsteiger.
Défense fébrile
La fête attendue pour la reprise a viré peu à peu au cauchemar. Et celui-ci ne peut s’expliquer seulement par la rechute de « Schweini », blessé à une cheville.
Le Bayern n’arrive pas à retrouver le rythme qui était le sien à l’automne.
Comme si la deuxième défaite face à Mönchengladbach (3-1), après le hold up (1-0) d’août dernier à Munich, avait prouvé que ce Bayern n’était pas si géant que ça.
La défense, dans laquelle ont été investis quelque 40 millions d’euros à l’été, est fébrile sur les contres, avant même le slalom du Camerounais Jacques Zoua qui transmettait à Valentin Stocker étonnamment seul pour inscrire le seul but de la partie (86e).
Devant elle, l’Ukrainien Anatoli Timotschuk commet beaucoup de fautes et le jeune David Alaba est certes talentueux mais, avec son look d’ado, n’effraie pas l’adversaire comme un Schweinsteiger.
Et l’attaque manque de réalisme, n’arrive plus à tuer les matches, même quand elle ne tombe pas sur un gardien en état de grâce comme l’était Yann Sommer.
Mario Gomez n’a touché la cible que deux fois depuis la reprise, Ribéry a mangé la feuille plusieurs fois contre Bâle et le Néerlandais Arjen Robben a fait un arrosage de tirs aériens...
Le déclic, il est attendu dès dimanche en accueillant Schalke. Sans droit à l’erreur face à un adversaire qui lorgne sur la 3e place des Bavarois...
(Source : agences)

