Dominique Strauss-Kahn quittant la caserne de gendarmerie où il était placé en garde à vue et interrogé sur l’affaire dite du Carlton. François Lo Presti/AFP
M. Strauss-Kahn avait été convoqué mardi matin et placé en garde à vue par la gendarmerie de Lille. DSK a été interrogé au sujet de soirées libertines auxquelles il aurait pris part, notamment à Paris et Washington, afin de déterminer s’il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées. Son avocate, Me Frederique Baulieu, a déclaré que son client était « parfaitement satisfait d’avoir été entendu dans des conditions de grande sérénité ». « Il s’est complètement expliqué sur l’ensemble des faits pour lesquels il a été interrogé », a-t-elle poursuivi. Elle n’a pas répondu à la question sur une convocation de DSK par les juges, invoquant le secret de l’instruction. « Le dossier est actuellement entre les mains des magistrats instructeurs, ce sera à eux d’en décider », a-t-elle affirmé.
Le nom de M. Strauss-Kahn a été cité il y a plusieurs mois dans ce dossier impliquant des hommes d’affaires et des policiers. Il est soupçonné d’avoir participé à des parties fines avec des prostituées, organisées et financées par certains d’entre eux. Les infractions de « complicité de proxénétisme aggravé en bande organisée » et « recel d’abus de biens sociaux » sont passibles de peines pouvant atteindre, respectivement, 20 ans de réclusion criminelle et cinq ans d’emprisonnement. Le chef d’accusation d’abus de biens sociaux impliquerait que DSK ait eu connaissance de l’éventuelle origine frauduleuse des dépenses dont il aurait bénéficié.
(Source : AFP)

